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Semi marathon de Paris 2011

Préparation

Samedi, c’est déjà la course! Prêt dans les starting block, au coup de sonnerie du réveil, je quitte le lit pour chercher mon dossard qui se trouve à l’autre bout de Paris, au bois de Vincennes. Puis je passe sur différents stands du Village, dont celui de Nicolas de Offrun, toujours aussi sympa et souriant. Je fais des rencontres très enrichissantes, qui seront développées dans un autre article… J’en oublie mon dossard au stand de Nico, je retourne le chercher. Je regarde ma montre. Déjà 13h! L’après midi est consacré à mes amis venus à Paris. C’est plus détendu. Il fait froid. Du coup, on avancera péniblement dans Paris, devant nous arrêter au chaud dans une crêperie, puis devant un chocolat chaud, pour terminer devant un plat de pâtes le soir.

Il n’est pas très tard en ce samedi soir. Je vérifie tout. Et pour être sûr de ne rien oublier, je mets tout le reste dans un gros sac. La Garmin est en chargement, le ravitaillement dans la ceinture, le petit déjeuner est pratiquement prêt. Je m’endors comme un gros bébé.

Jour J

6h20. Je sors du lit le plus discrètement possible. Je prépare mes pâtes blanches pour les engloutir 3heures avant le départ. Je prends un douche pour réveiller le corps et je m’habille.

7h20. Je suis prêt. Je suis en avance. Je me mets en route en direction du métro. Il n’y a pas beaucoup de monde sur les quais. Ni dans les rames. C’est à Nation que je découvre le véhicule bondé de coureurs. Arrivé au bois de Vincennes, je file vers les vestiaires. Ah bin non, pas de vestiaires mais des consignes. Pour se changer, il faut rester à l’extérieur, sous le doux vent glacial. Dommage qu’il ne pleuve pas…

Twitter

Twitt d'avant-course de Philippe

Twitter. Je souris. Philippe et Salvio ont trouvé un endroit idéal pour ne pas geler en attendant le départ. Je pars les rejoindre mais ne les trouve pas. Tant pis, j’ai adopté mes propres WC climatisés. J’en ressors un peu plus tard pour retrouver les membres de la Runnosphère qui se sont donnés rendez-vous avant la course. Personne. Tant pis. Un autre rendez-vous est prévu à l’arrivée. Je trottine. Puis je laisse tomber. De toute façon, on commence à entrer dans les sas. Le départ est dans 3/4 d’heure, le temps nécessaire pour se refroidir malgré l’échauffement. J’entre dans mon parc à coureurs qui visent les 1h35. Sous mon magnifique poncho, le col relevé jusqu’au nez, et avec un paravent de runners d’1m90 devant moi, je n’ai pas froid. Les rayons du soleil commencent à chauffer. Serai-je à la hauteur? Cela fait plus de 15 mois que je n’ai pas couru une course. C’est long. Aucune course de référence depuis décembre 2009. Aucun jalon, aucun repère. Dans 5 minutes, le départ sera donné. Je prépare ma garmin. J’enlève mon poncho biodégradable, que je jette en dehors du sas. Et sans compte à rebours, sans prévenir, une déflagration retentit. PAN!

C’est parti!

La ligne de départ2 minutes après les élites, je franchis la ligne de départ et enclenche le chrono de ma Forerunner 405. Cette première ligne droite est assez étroite. Et je suis surpris par le départ que je trouve plutôt lent. Je pensais que le départ serait plus explosif.  Je quitte la route pour me caler sur le côté droit. J’ai plus d’espace pour courir à mon rythme. J’aperçois au loin le drapeau du meneur d’allure pour 1h35. Je tente de m’en approcher. A ce moment là, il reste 19km à parcourir. Je m’arrête à un arbre pour me soulager et être tranquille pour le reste du parcours. Je ne comprends pas, je n’ai pas bu une seule goutte d’eau depuis plus de 3 heures!

4ème kilomètre. J’approche le meneur d’allure. Une masse de coureurs et de coureuses sont autour de lui. Je décide de doubler. Je parcours les 5 premiers kilomètres à une allure moyenne de 4min21/km (13,8 km/h), ma vitesse moyenne la plus lente du parcours. Je cours et je reste concentré sur mes sensations: je suis bien. J’ai un peu chaud par moment, le soleil commence à faire son effet, mais j’ouvre alors ma veste, qui me protège tout de même du vent froid qui se fait sentir par moment par rafales. Je poursuis aussi mon hydratation et mon apport en énergie pendant la course. Un peu de gel et deux gorgées d’eau enrichie (explications dans un prochain article) toutes les 15/20 minutes.

8ème kilomètre. Je sors du bois de Vincennes. Sur mon dossard, on peut lire deux inscriptions écrites à l’envers au stylo. Quand je baisse la tête, ces notes sont dans mon sens de lecture. « 10d » sur la gauche de mon numéro, et « 16,5d » sur la droite. Je sais qu’il faut que je sois vigilent à partir du 10ème kilomètre et que je me place sur la droite de la chaussée: des supporters sont placés pour m’encourager…

9ème kilomètre. La fameuse montée de Taine. Courte mais assez raide. La vitesse diminue mais je tiens un bon rythme.

10ème kilomètre. Je suis passé sur les 5 kilomètres suivants à une allure de  4min08sec/km (14,5 km/h). Et sans le savoir, je viens de battre mon record sur 10km: 41min50sec. Les bénévoles annoncent le second stand de ravitaillement sur la gauche. Beaucoup de monde poursuit sans s’arrêter, c’est donc facile pour moi de prendre une poignée de raisins secs et un quartier d’orange. Puis je me place aussitôt sur la droite de la chaussée. Je cherche Lucie dans la foule qui défile sur la droite. Puis soudain, à 25mètres devant, je la vois, sautillant pour m’encourager, accompagnée d’un ami, Franz, et son fils. J’ai le sourire, je tends la main pour récolter des tapes d’encouragement puis je les dépasse. Je me retourne pour leur faire un grand sourire qu’ils me rendent. 10 secondes. Pas plus. Mais une grosse dose d’énergie et de motivation prise au passage. J’enchaîne ensuite sur la boucle par Bastille, la foule est présente à cet endroit stratégique et sait se faire entendre.

13ème kilomètre. Des pompiers donnent de la voix. Je m’approche de la mairie de Paris et la foule est de plus en plus dense sur les côtés. Un brouhaha d’encouragements est perceptible. Pourtant, il faut rester concentré car il y a un enchaînement de virages serrés à cet endroit et les coureurs prennent au plus serré dans les virages. Les crocs en jambes accidentels peuvent être fatals. Mais tout se passe bien. Nouveau passage à Bastille où, je l’apprendrai bien plus tard, Running Newbie et Rasmette se sont postées pour encourager leur chéri respectif.

Greg-Runner

Je survole le dernier 1,5km..

15ème kilomètre. Les 5 derniers kilomètres sont parcourus à une moyenne de 4min18sec/km (13,95km/h). Je tiens le rythme. Nouveau stand en vue, sur la droite. On me tend une mini bouteille d’eau. Je remercie la bénévole qui me crie au passage « Allez Grégory! ». Surpris, je me retourne pour voir si je la connais, mais non. Elle a tout simplement lu mon dossard… C’est sympa et cet encouragement donne le sourire. Une poignée de raisins secs, une moitié de banane. Et je repars les mains chargées. 2-3 gorgées d’eau pure et zou, la bouteille dans sa poubelle. Je reprends mon souffle et rezou, quelques grains de raisins dans la bouche. Puis je parcours 500 mètres pour reprendre à nouveau mon souffle puis pour manger un quart de banane par très petites bouchées. Pas besoin de plus, je jette le reste dans une poubelle publique.

16,5d. Je me place à droite et recherche encore une fois Lucie. Je la vois 25mètres devant, cette fois-ci accompagnée de ses parents et de Rasta. La motivation explose, énorme sourire. Quelques tapes dans les mains (et la patte). Je me retourne pour prendre un dernier sourire. Encore quelques secondes passées trop vite.  Mais ça donne de l’énergie pour les derniers kilomètres qu’il reste.

17ème kilomètre. Un long faux plat arrive pour me ralentir. Je finis cette « côte » un peu essoufflé.

Il reste 1,5km. Il est possible de passer sous la barre des 1h30. Les photographes sont bien organisés pour prendre quelques clichés. Je suis sur mon meilleur profil: suant, pas coiffé, les jambes lourdes. Et j’ai oublié la cravate. Ce n’est pas grave, j’ai décidé de survoler le dernier kilomètre et demi. Je sens ensuite que je sers de lièvre, ca me motive pour accélérer sur les 3 dernières minutes en entraînant ceux qui me suivent. J’atteins alors les 3min45sec/km (16km/h). La ligne d’arrivée approche, elle est là. Le chrono officiel affiche 1h31 et des poussières. J’ai la banane jusqu’aux oreilles. Je coupe mon chrono: 1h29min59sec (1h29min57sec au chrono officiel).

New record

Greg-Runner Semi-Marathon de Paris 2011Je suis content, émus, les larmes montent aux yeux mais je les retiens. Il y a encore 2 mois, je reprenais tout doucement la course à pied, après ma longue blessure. Et me revoilà: je réalise mon nouveau record personnel sur la distance. J’avance dans le long sas d’arrivée. Une première série de bénévoles, armés de leur pince coupante, retire les puces électroniques nouées aux lacets des coureurs. Je continue vers la seconde halte. Un poncho est distribué, que j’enfile pour ne pas attraper froid. Je poursuis pour prendre une bouteille de Vittel que je bois très rapidement puis j’embarque une bouteille de Powerade. Une demi-banane, des raisins secs font l’affaire pour la suite. Je m’approche de la sortie du sas, vers une femme qui aurait pu être ma maman. Je m’abaisse, elle habille mon tour de coup de la médaille de la course, en me félicitant. Je la remercie et sors du sas. Je vais à l’abri du vent et demande à des passants de me prendre en photo. J’envoie aussitôt la photo par MMS à mes supporters du jour, accompagné de mon chrono. Les félicitations pleuvent ensuite. Le sourire béat ne décolle plus de mon visage.

Le vent est froid. Et les vestiaires sont loin. J’y retourne donc vers le hall en faisant la moitié du trajet en trottinant.

Sur place, on a enfin accès à l’intérieur du bâtiment. Il y a du monde qui fait la queue pour récupérer les sacs. Je m’installe ensuite par terre sur mon poncho et j’engloutis les 5 barres d’Ovomaltine que m’avait confiées Marie-Caroline. Je bois beaucoup également. Je mets des vêtements secs et je m’habille chaudement. Je suis prêt pour rejoindre le lieu de rendez-vous de la Runnosphère.

La Runnosphère explose les chronos!

Noostromo, Greg-Runner, JecoursParis et Jahom

Je retrouve Philippe et Salvio. Nous sommes tous les 3 dans les 1h29min. J’apprends plus tard que Mathes aussi est arrivé dans ce laps de temps. Nous rencontrons Djailla rapidement. Noostromo, qui bat son objectif sur une distance qu’il parcourt pour la première fois, et Clara arrivent ensuite. Nous refaisons la course. Chacun y va de son expérience. Maya nous rejoint également. On reste un peu. Nous loupons Shuseth et Mathes. Dommage.  Je crois que tout le monde est content de sa course. Et pouvoir se retrouver pour en parler est un plaisir. Certains décident de prolonger ce moment avec une bière bien méritée. Le roi soleil est toujours là, nous chauffant sur la terrasse de la brasserie où nous nous sommes installés. Nous sommes tellement bien que nous y restons pour y déjeuner (et y reprendre une bière). Mais les bonnes choses ont un fin et nous nous disséminons au gré de nos itinéraires et de nos moyens de transport. La prochaine fois, ce sera le marathon de Paris…

Des membres de la Runnosphère en terrasse après le semi de Paris

Des membres de la Runnosphère en terrasse après le semi de Paris

Vous pouvez retrouver les comptes-rendus de la course de:
- La Runnosphère: http://www.runnosphere.org/2011/03/08/la-runnosphere-au-semi-de-paris/
- Jahom: http://jahom.wordpress.com/2011/03/07/je-suis-venu-jai-couru-jai-vaincu/
- Jecoursparis: http://jecoursparis.blogspot.com/2011/03/des-lievres-sur-la-semi-marathon-de.html
- Maya: http://maya-leblog.blogspot.com/2011/03/semi-de-paris-3-la-course.html
- Noostromo: http://blog.noostromo.com/2011/rs126-semi-de-paris/
- Mathes: à venir
- Djailla http://blog.djailla.com/2011/03/08/171eme-sortie-semi-marathon-de-paris-2011/
- Shuseth: http://www.shuseth.com/2011/03/07/running-58-semi-de-paris/
- Running-Newbie: http://runningnewb.wordpress.com/2011/03/09/semi-marathon-de-paris-2011-supportrice-127-decibels/
- Rasmette: http://despiedspouravancer.hautetfort.com/archive/2011/03/07/un-beau-et-long-dimanche.html

Crédits photos: Maindru, Running Newbie, Jecoursparis

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