Paris-Saint-Germain: une course conviviale

Paris-Saint6germain la Course

5h30! Le réveil est dur. C’est péniblement que je me dirige vers mon petit-déjeuner composé d’un plat de pâtes et d’eau. Puis je me dirige vers la douche, les paupières toujours collées. Le jet d’eau réveille la peau mais mon esprit est toujours dans le brouillard. C’est donc tranquillement que je me prépare. Je vérifie mon sac, tout semble y être; je peux rejoindre la ligne 2 du métro parisien, direction le jardin d’acclimatation dans le Bois de Boulogne.

Dans le métro, malgré l’heure matinale pour un dimanche, il y a du monde. Les couches-tard côtoient les lèves-tôt. A Charles-de-Gaulle, transfert: la rame se vide pour laisser place aux coureurs. Au terminus, le défilé commence, une longue colonne de coureurs, telles des fourmis se dirigeant vers la fourmilière, s’orientent vers le point de départ. Je me change, je dépose mon sac et me dirige vers un point de rendez-vous où je ne retrouverai personne. Un coup d’œil à ma montre révèle mon retard pour rencontrer Hodha, qui a dû finir son échauffement avec le Nike Athlétique Club. Le temps que j’ajuste ma chaussure gauche, et je tombe sur une amie, Delphine. Toujours pas réveillé, l’échange est bref.

Salvio et moi, sur la ligne de départ.
Salvio et moi, sur la ligne de départ.

Je décide de rejoindre la ligne de départ, où je retrouve Salvio. Il souhaite courir en 1h40, moi je visais 1h35, mais sans trop tenir à cet objectif. Nous décidons de courir ensemble sur l’allure de Salvio, c’est-à-dire une vitesse de 12,65km/h (4min45/km). Pendant que nous discutons sur la ligne de départ, je jette un œil sur la personne juste à côté de moi. Je ne rêve pas, encore le fameux Mathieu (mais si, celui que j’avais rencontré par hasard lors du marathon, en pleine course, après que nous ayons loupé notre point de rendez-vous). Encore quelques minutes et nous allons pouvoir nous lancer sur le bitume chauffé par les doux rayons de soleil: direction Saint-Germain-en-Laye!

 

Le départ est donné et nous nous lançons sur le parcours. Pas de sas de départ, malgré ce que j’avais pu lire sur le document remis avec le dossard. Du coup, nous slalomons pendant 1 à 2 km. Nous sommes lancés et nous arrivons très vite au Mont Valérien. Nous montons sur un bon rythme, doublant beaucoup de coureurs sur cette portion.

Le premier ravitaillement annonce la fin de la côte. En regardant notre chrono, nous remarquons que nous courons trop vite. Nous tentons de ralentir la cadence, mais après une longue descente, nous n’en faisons rien. Nous gardons notre allure soutenue: 4min30/km (13,4km/h).

Un peu après le 7ème km, j’entends des encouragements à l’encontre d’un certain Grégory. Je profite de ces encouragements destinés à un coureur qui doit être juste derrière moi pour me booster le moral. Mais finalement, nous remarquons que c’est Julien, venu nous encourager et nous prendre en photos sur le parcours. Cette rencontre est brève mais nous le retrouverons plus loin, sur un pont en dessous duquel nous passons. Un petit mot à notre égard et il nous abandonne pour les 2 tiers restants du parcours. Salvio et moi sommes vraiment contents de l’avoir vu, ça motive pour le reste du parcours. Merci à toi Julien d’être venu sur le parcours.

Arrivé au ravitaillement du 10ème km, je regarde parmi les bénévoles, à la recherche de Patrick, de Running Café. Mais c’est pratiquement mission impossible. Je poursuis donc en compagnie de Salvio pour entamer une partie de parcours très agréable, sur les bords de Seine. Entre le 12ème et le 14ème km, Salvio ressent des crampes d’estomac; moi j’ai une sensation de jambes lourdes. Mais ce moment de flottement ne nous empêche pas de poursuivre sur notre allure de course. Les kilomètres s’enchaînent facilement, et nous ne nous arrêtons pas au stand du 15ème km. J’ai ma gourde qui est toujours pleine et Salvio ne semble pas trop souffrir de la chaleur qui s’installe. Les 6 derniers kilomètres sont un compte à rebours vers la ligne d’arrivée pour Salvio. Mais au 18ème, la réalité nous rappelle que la dernière côte nous attend. Et mon coéquipier du jour va se transformer en Contador de la course à pied. J’essaie de me glisser dans sa roue mais à partir du 2ème tiers de la côte, mes jambes me brulent. Pour Salvio, pas question de ralentir et il me tire, me pousse à poursuivre. Nous doublons de nombreux coureurs, nous ne descendrons pas en dessous des 5min27/km (11km/h)!

Puis la plat apparaît, et nous voyons la ligne d’arrivée. Qui ne l’est pas. Un virage à 90° sur la droite nous invite à courir la centaine de mètres qui nous sépare de la ligne. Nous finissons Salvio et moi, bras dessus, bras dessous ce périple de 20km en 1h29min56sec, à la 204ème place.

Nous sommes contents d’être arrivés et d’avoir fait cette course. C’est la première fois pour moi que je fais une course accompagné. Ce n’était pas désagréable. Salvio est d’excellente compagnie. Mais il a juré de ne plus courir avec Jahom ou moi-même, parce que nous ne tenons pas notre parole. Nous avons couru 10min plus vite que prévu et Jahom lui avait fait le même coup lors du dernier semi-marathon de Paris!

Après nous avoir ressourcer au ravitaillement surplombant une vue magnifique, nous nous dirigeons vers les camions-vestiaires. Nous retrouvons le fameux Mathieu, pas très content de son temps. Il a essayé des New Balance, mais sa pointure était trop petite. Il gagne en prime une cloque à l’orteil. Un organisateur de la course nous demande notre avis sur l’organisation. L’absence de toilettes sur la ligne de départ est le grand point négatif. Dommage de voir 3000 coureurs se soulager dans le bois de Boulogne. Quelques petits couacs tels que des billets de RER distribués qu’à une partie des coureurs, tout comme le porte-bidon de la Lyonnaise-des-eaux. Je n’ai eu que le bidon… Le vendredi midi, l’effectif de bénévoles était peut-être trop réduit pour distribuer les dossards aussi.

Suite à ces quelques échanges, nous attendons SandRunning qui avait un objectif de 1h35, ainsi que Jean-Pierre, de RunReporterRun, meneur d’allure 1h45.

Salvio, Sandrunning et moi
Salvio, Sandrunning et moi

Après quelques coups de téléphone, nous rencontrons enfin la blogueuse. Le temps d’échanger nos impressions sur la course et de prendre quelques photos. Et puis nous partons, sans voir Jean-Pierre. Un coup de fil plus tard et j’apprendrai qu’il est content de lui puisqu’il a accompli sa mission avec 9 secondes d’avance. Pour ce premier job, bravo!

Nous quittons donc le château de Saint-Germain-en-Laye, heureux d’avoir couru cette course. La prochaine pour moi, c’est dans un mois, le dénivelé sera 10 fois supérieur, et ce sera le cross du Mont Blanc…

 

24 Comments

  1. bravo 🙂

  2. Bravo pour ce magnifique chrono !
    Et ravie de vous avoir retrouvé après la course pour enfin se rencontrer et conserver une petite photo souvenir 🙂
    A bientôt !

  3. Bravo à tous les deux pour votre objectif largement atteint !
    Bonne récup !

  4. eh oh Monsieur Je cours Paris, faut arrêter de te plaindre tout le temps 😀
    merci pour ce récit !

  5. Greg bon récit! Aussi si tu n’a pas maintenu la parole a été une plaisir de courir avec toi …. 😉

  6. Vous avez fait là un superbe chrono ! Bravo !!
    Salvio est adepte du négative split, la prochaine fois, faudra lui laisser le temps de monter en régime… 😉

  7. bravo !
    elle avait l’air vraiment sympa cette course.
    Mais je vais demander un passage à la couleur verte pour le tee-shirt runnosphère.
    Y’a trop de bleu. J’ai même pas vu Salvio du premier coup…

    • Oui, j’ai aussi été surpris par le nombre de t-shirt bleu. On va devoir se mettre au rose flashy… Encore merci pour les photos!

  8. Bravo à toute l’équipe de la Runnosphère. Sandrine une grande athlète en devenir. Greg en lièvre pour Salvio, le rôle lui va si bien.
    Rendez-vous à la course du Château de Vincennes.

  9. Bonjour (re)

    Mon commentaire précédent a disparu !?
    Donc, je te réclamais ton adresse mail pour t’envoyer une photo de la course.
    (maintenant, si tu n’en veux pas …)
    @+ Xavier
    (anti.spam@noos.fr)

  10. Bravo Greg ! Quel magnifique chrono, et quel duo de choc vous avez fait, Salvio et toi ! Faire 10′ de moins que prévu, c’est juste énorme, chapeau bas ! Bonne récup 🙂

  11. Merci pour ce beau récit et ces belles photos. Je viens de connaître une autre course parisienne.

  12. Vous les avez bien attaquer ces côtes avec de bonnes montées en puissance. Félicitations.

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