Mon semi-marathon d’Amsterdam



Semi-marathon d'Amsterdam

Le week-end dernier, j’étais à Amsterdam dans le cadre du voyage de presse organisé par Mizuno. Un des temps forts de ces 2 jours était ma participation au semi-marathon de Amsterdam, sponsorisé par Mizuno.

Mizuno donnait la possibilité à ses invités de participer à une des courses organisées le dimanche à Amsterdam. J’avais donc le choix entre le marathon (2 semaines après le marathon des villages, ca faisait beaucoup), le semi-marathon et 7km. Le 7km me semblait une distance un peu courte, tout en sachant que j’entrais dans ma prépa pour la Saintélyon. Du coup, je me suis positionné sur les 21km, avec l’objectif de le courir tranquillement: 1h45. Nous retirons nos dossards la veille, près de l’arrivée qui se trouve dans le Olympia Stadium

Nous sommes 3 parmi les invités presse à prendre le départ pour cette distance, dont Jahom. Nous apprenons que notre départ aura lieu non pas le matin, comme ce qui est prévu pour les départs des autres courses, mais l’après-midi, et plus précisément à 13h30. Cela nous laisse le temps pour faire la grasse mat’. Et ce ne sera pas quelque chose d’inutile pour moi. J’ai une intoxication alimentaire qui se traine depuis vendredi soir et j’ai passé une sale nuit. J’essaie de me reposer le matin, mais je ne suis pas très frais. Je pense même à ne pas courir. Malgré mon corps aussi mou qu’un Flamby,  je prends mon courage à deux mains (enfin pieds) et je me motive pour courir ces 21km en capital de Hollande; il est hors de question de passer pour un tire-au-flan…

Philippe aka Jahom, Jean-Baptiste, le journaliste qui court aussi sur le semi, et moi nous rendons sur la ligne de départ, et plus exactement dans le sas blanc, le second sas de départ. Philippe et moi avons mis le t-shirt Mizuno et les Mizuno Wave Rider 16, un équipement aux couleurs très discrètes: un jaune canari bien visible de loin. Nous décidons de partir ensemble, et nous aviserons sur la suite du parcours. Je sais que Philippe est en grand forme actuellement et qu’il peut partir vite. Nous entendons le premier coup de pistolet; le départ est lancé. On nous ouvre ensuite le second sas et nous avançons vers la ligne blanche. Pan, second coup de pistolet. Nous nous extirpons de la masse et imprimons une bonne allure. Je jette un regard rapide derrière moi et je vois Jean-Baptiste qui préfère rester à une allure plus cool. Nous discutons pendant le premier km. Le souffle est là, mais pas les jambes. Ce qui me semble normal 2 semaines après mon marathon. Mais ce qui est aussi normal après ces dernières heures de crève. Je fais donc une début de course normal.

Le 1er kilomètre est bouclé en 4min16 min. Je demande à Philippe de ralentir car je ne pourrai pas tenir ce rythme. Le second se boucle en 4min26. J’ai pris deux bidons de 250ml en ceinture. Je ne l’ai pas trop serrée car mon ventre est gonflé et douloureux. Du coup, la ceinture tape à chacun de mes pas sur ma vessie. Je décide de m’arrêter dès que l’opportunité se présente. Au KM3, un urinoir me fait signe de s’arrêter (si, si). J’y fonce. Philippe poursuit mais ralentis son rythme  et se serre sur le côté gauche pour m’attendre. Je repars sur un rythme un peu plus soutenu histoire de ne pas  faire attendre plus longtemps Philippe. Une fois à sa hauteur, nous reprenons notre rythme du début. Mais l’accélération m’a un peu scié les jambes et nous entamons une pente douce qui ne fait rien pour arranger les choses. Je laisse donc filer mon compagnon de route tout doucement. Dans un virage au KM4, je le vois qu’il se retourne pour me chercher, je lui fais signe de filer. Les 7 premiers kilomètres me permettent de fixer mon allure. Je décide de courir en dessous des 4min30/km.

Nous sommes maintenant dans la partie industrielle de Amsterdam. Ce n’est pas très beau et il n’y  pas de spectateurs. Et comme je reçois comme des coups de poignard dans les intestins, je m’enferme dans ma bulle. Je suis extirpé de ma bulle au passage du Km30 du parcours du marathon, que nous empruntons également. Il y a un camion Mizuno qui anime « le mur » avec la musique à fond. Nous nous approchons à nouveau du centre de la ville et nous retrouvons une partie des supporters. Cela redonne le sourire. J’enchaîne les foulées mais enfermé dans ma bulle. Nous entrons dans la ville et nous retrouvons des familles qui distribuent des gobelets d’eau au coureur.

Je regarde ces familles tendant le bras avec ce breuvage. Un coureur tente de saisir le gobelet tendu par une jeune fille, mais le récipient tombe. L’adolescente se saisit alors d’un autre gobelet et se met à poursuivre le coureur qui ne s’est pas rendu compte de la situation. Elle l’interpelle mais il n e l’entend pas. Le rythme est soutenu et je me dis qu’elle va finir par abandonner. Mais non. Celle-ci fait plusieurs accélérations et arrive finalement à côté du coureur pour lui tendre le verre d’eau. Celui-ci s’en saisit, surpris et la remercie. La jeune sprinteuse repart alors vers son stand, ravie d’avoir accomplie son devoir de supportrice du jour. Je l’applaudis, et 2 autres coureurs font de même.

Je poursuis ma route. Nous approchons du km13. J’aperçois alors une coureuse portée tel un sac de pommes de terre sur l’épaule d’un homme qui l’installe sur le trottoir. Celle-ci semble avoir fait un malaise. Plusieurs spectateurs s’approchent pour venir à son aide. J’hésite mais je continue mon chemin, les spectateurs la prenant en charge me semblent suffisants. Et je ne suis pas médecin.

Nous avons déjà passé 2 ravitaillements. A chaque fois, j’ai bu un peu d’eau et un petit bout de banane. Mais ça ne passait pas. Et au KM14, ce qui devait arriver arriva. Me sentant nauséeux, je ralentis et je me mets sur le côté, histoire de pouvoir admirer mon petit déjeuner au pied d’un arbre. Puis je repars dans mon allure. Cet épisode ne m’a pas permis de me sentir mieux, mais mon état n’est pas pire non plus. Du coup, je poursuis, en me disant qu’il va falloir serrer les dents, car il reste un tiers du parcours et  je sens que je perds de l’entrain.

Je m’enferme dans ma bulle. Les paysages défilent sans vraiment que j’y prête attention. Puis je suis surpris de découvrir que je passe devant notre hôtel, ce qui signifie que la ligne d’arrivée approche. Nous passons sous un pont-tunnel, et le faux plat de sortie casse un peu les jambes. Mais la foule commence à s’amasser, ce qui permet de booster les coureurs. J’entre dans le Vondelpark, un coin de verdure qui pourrait être la réplique, en plus petit, de Central Park (bon, en même temps, je n’ai jamais été à New-York). De nombreux spectateurs sont là, mais j’ai l’impression qu’ils se croient devant la télévision, tellement ils sont calmes. Je mets une main derrière l’oreille et et je fais des mouvements avec l’autre main, paume vers le haut, pour signaler qu’il faudrait monter le son. La réaction se fait sans attendre. Cela me redonne le sourire.

En sortant du parc, je m’approche des 20km. Je me dis que la distance qu’il reste est ridicule et qu’il faut maintenir le rythme. La foule est présente en masse et cette fois, elle est bien réveillée. Je m’approche de la ligne d’arrivée, qui se trouve dans l’Olympia Stadium. A l’entrée du monument, je vois Philippe derrière les barrières qui m’encourage. Je viens de boucler le 21ème kilomètre en 4’19 ». Je foule la piste d’athlétisme et j’accélère de plus en plus, même si je dois chercher bien au fond de moi l’énergie qui doit me pousser vers la ligne. Dans les gradins, la foule de spectateurs s’est regroupée devant la ligne d’arrivée et encourage les finishers. Mais je prends tous ces applaudissements pour moi et je franchis la ligne en 1h34min35sec. Je suis plutôt content de mon chrono au regard des conditions dans lesquelles j’ai couru ces 21km.

 

Après avoir soufflé, je me dirige vers des couloirs formés par des barrières. Au bout du miens se trouve une petite fille de 4-5 ans, accompagnée de sa maman. Je m’agenouille devant elle et elle me passe la médaille autour du cou, avec un large sourire.

Je retrouve Philippe qui m’annonce son temps de 1h28min39sec. Bien qu’il m’ait attendu sur le début de parcours, je trouve qu’il signe un joli chrono.

Je suis épuisé, le vent est froid et je n’ai qu’une envie, une bon massage dans un Spa…

Merci à Mizuno de m’avoir permis de participer à cette course imprévue dans mon programme, mais qui signait ma première course sur route à l’étranger.

Le récit de Jahom: http://jahom.wordpress.com/2012/10/23/dans-le-stade-damsterdam-y-a-des-marathoniens-qui-sprintent/

22 Commentaires

  1. J’ai essayé de chercher ta tête dans la queue des invités quand je suis allé le samedi retirer mon dossard du marathon … sans succès, mais vu le monde qui était présent c’est un peu logique.
    Pour le camion Mizuno, pour ma part, il était accompagné de Pom-Pom Girls quand j’étais passé, t’as oublié ça ou elles était plus là l’après-midi pour le semi?
    Bravo pour ton chrono, surtout 2 semaines après un marathon.
    On se croisera peut-être avant le départ de la SaintéLyon. Ciao 😉

  2. Bravo Greg,
    Belle perf après un marathon !! Chapeau.
    Au plaisir
    Will

  3. Meme avec un marathon dans les Jambes et une intox alimentaire on arrive pas à te faire ralentir 🙂
    Bravo très belle perf !

  4. Bravo Greg, finir dans ces conditions, c’est super. Surtout que l’objectif semblait être 1H45 et que tu as fait mieux !

  5. greg… franchement belle perf… surtout quand tu passes au km30… 🙂
    « Je suis extirpé de ma bulle au passage du Km30. »

  6. Bravo Greg, joli chrono pour quelqu’un de malade !!!

  7. Bon temps pour un malade !
    J’imagine que tu n’as pas vraiment profité de la course, ça doit être plutôt frustrant de faire autant de kilomètres et de ne pas profiter de la course.

  8. c’était cool de partager ces moments avec toi même si j’aurais voulu t’emmener avec moi plus loin pendant la course !

  9. Très fort Greg d’avoir couru et fait ce chrono malade comme tu l’étais!

  10. gros flamby va… belle course !!

  11. « Mizuno Running France
    Un 2ème blogueur s’est rendu à Amsterdam le week-end dernier et a lui aussi tester la Wave Rider 16. Voici son récit »…

    C’est bien beau mais il ne dit pas un mot sur le « test de la Rider 16 » annoncé par Mizuno, alors à quoi bon ce récit hors sujet ?!

  12. Une seule course pour tester un modèle de chaussures est un peu léger. Faudra attendre encore quelques semaines avant d’avoir mon avis sur le modèle.
    Par contre, je peux déjà te donner un conseil, c’est de manger des carottes…

  13. Bravo à toi Greg pour cette belle course et un superbe CR. Bonne récupération 😉

  14. Félicitation pour votre course, vu les difficultés que vous avez rencontré !Très beau temps ! Etes-vous autant motivé pour revivre l’expérience en cette année 2015 ?

    Coraline

  15. Chouette récit découvert en cherchant des infos sur ce qui m’attend dimanche. En espérant faire un aussi bon chrono, les arrêts en moins 🙂

Laisser un commentaire