Ma 1ere course indoor: Vertigo

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VertiGo Powerbar

Je connaissais ces courses qui se passent dans les plus hauts buildings du monde, notamment aux Etats-Unis. J’avais entendu parlé de la Vertigo. Puis une opportunité s’est présentée à moi pour participer à cette course, grâce à Powerbar. C’était vendredi…

Vendredi, je me rends à La Défense où se côtoient les plus hauts buildings de France. Parmi eux, la tour First, qui culmine à 250 mètres, les dépassent tous et est la plus haute tour de France. C’est donc dans cette tour que se déroule la VertiGo: 48 étages à grimper, 954 marches à franchir, pour pouvoir profiter d’une magnifique vue sur Paris.

Greg-Runner à la VertigoJe retrouve sur place Frédéric Poirier avec qui nous attendons Karine, qui doit nous remettre nos dossards et notre tenue Powerbar. Une fois habillés et le dossard épinglé, nous nous échauffons, histoire de faire monter le cardio. Beaucoup de questions se posent: l’escalier tourne-t-il à gauche ou à droite? Quelle tactique adopter?

Pour ma part, j’avoue que ma préparation s’est terminée il y a 2 semaines. J’ai très peu couru, 2 sorties sur les 15 derniers jours. Le planning est un peu secoué encore. Du coup, je pars sur cette course comme quelqu’un de curieux avec pour seule tactique: celle de me donner à fond.

L’échauffement terminé, nous attendons le départ du sas précédent. J’ai la GoPro vissée sur le crâne histoire d’immortaliser cette course insolite, un peu folle. C’est à nous maintenant de nous placer sur la ligne de départ. Un petit échauffement est proposé avant le départ. On nous annonce un départ dans moins d’une minute. J’enclenche ma Garmin en mode course intérieur. Les satellites seront de tout façon perdus une fois que je serai à l’intérieur.

Tour First VertigoLe compte à rebours est lancé: 5, 4, 3, 2, 1… Le coup de feu ne retentit pas et il y a un flottement. Mais finalement, les coureurs partent tout de même. Je suis dans le premier peloton de 8 coureurs environ. Nous partons comme des balles dans les premiers couloirs qui nous permettent d’accéder à la rampe d’escaliers. Je grimpe les escaliers en courant, en grimpant les marches 2 par 2. Je sais que je pars trop vite mais bon. Les étages s’enchainent rapidement. Mais arrivé au premier quart de la tour, je suis dans le rouge et je dois ralentir. Je monte toujours les marches 2 par 2. J’ai les mains sur la rampe pour m’aider à monter. Puis je laisse passer Fred qui a su dès le départ trouver le bon rythme. Je poursuis en essayant de reprendre mon souffle puis j’accélère légèrement à l’approche du 24ème étage. Tous les 12 étages, une lumière rouge est diffusée, permettant de prévenir qu’il est possible de sortir de la course à cet endroit. Les bénévoles m’encourage et je les remercie. Je poursuis. Les étages s’enchainent à un bon rythme. J’arrive au 36ème étage au bout de 5min28sec, soit le 3ème quart du building. Le meilleur est déjà arrivé depuis 20 secondes. Je poursuis. L’air est sec et les poumons me brulent. Au niveau des jambes, ça ne me brule pas trop.Par contre, pour les poumons, c’est affreux, ça brule. La dernière fois que j’ai souffert comme ça, c’était pour un 1500m. Le manque d’entrainement se fait sentir au niveau du souffle. Mais je sais que j’ai fait le plus dur. La température monte dans cet espace sans air. Le parcours nous fait changer de cage d’escalier. Il reste très peu d’étages. J’arrive vers une lumière bleue. C’est le couloir du sprint final. Je finis cette ascension en 7min32sec. Je m’écroule un peu plus loin. Je suis à bout de souffle. Puis je me relève pour rejoindre Fred qui est arrivé plus d’une minute avant moi.

Arrivé en haut, j’ai les tempes qui battent à mille à l’heure. Fred m’accueille et me conduit vers le point de vue sur Paris. Le panorama est magnifique. Le vent souffle face à nous et je crains pour mes poumons. J’ai toujours le sang qui palpite dans mon crâne. Nous sommes tous en train de tousser sèchement. Les gourdes sont vites bues et nous redescendons, mais cette fois par l’ascenseur. Arrivés en bas, nous immortalisons le moment en posant devant le photographe.

Je regrette de n’avoir pu me préparer correctement pour cette course. Mais j’ai vraiment apprécié de découvrir ce format de course. Ce qui est sûr, c’est que je n’en ferai pas tous les weekend, mais pourquoi pas à nouveau l’an prochain?

Second regret: pas de médaille souvenir que j’aurai pu exposer sur mon Wall of Fame.

Je remercie Powerbar ainsi que l’agence Bernascom pour m’avoir permis de découvrir et de participer à cette course atypique, première édition en France.

Ci-dessous, je vous laisse découvrir une vidéo de ma course VertiGo.

A lire:
Le récit de Runonline: http://runonline.wordpress.com/2013/06/01/vertigo-fast-and-furious/

33 Commentaires

  1. Super récit de cette course et superbe vidéo. J’ai vraiment eu l’impresson de revivre ma course de l’intérieur!!

  2. Classe la vidéo. Fred est vraiment très fort…

  3. Un effort plus que violent! Chapeau! Et magnifique vidéo!

  4. Sympa la vidéo, la Gopro tient bien, tu utilises juste le bandeau de tête classique?

    • Merci Nico! Oui, j’ai utilisé le bandeau de tête vendu par défaut avec la Go Pro. La camra est bien fixée ainsi. Mais tu ne peux pas le garder comme cela sur la tête sur des longues courses, car … ça prend la tête à la fin.

  5. « avec pour seule tactique: celle de me donner à fond »

    mission accomplie.
    bravo !

  6. Sympa la vidéo ! Belle course et super récit !
    L’arrivée laisse un peu à désirer par contre, même pas une banderole !

  7. Sympa la vidéo!
    Pas trop la sensation de tourner en rond?
    Et j’ai l’impression que la rampe d’escaliers t’as bien été utile!
    En tout cas le cardio est monté lui aussi au sommet 😉
    C’est pas une course que l’on peut faire tous les jours, et rien que pour ça et pour le panorama, ça valait bien la peine de perdre un poumons 😉

    • C’est tout à fait ça. Mais je n’avais pas la sensation de tourner tant en rond que ça. Par contre, sur le cardio, je me suis rendu compte que je manquais d’entrainement et que j’étais fatigué car mon cardio est monté à 188 alors que ma FCMax est plutôt 197 habituellement…

  8. Sympa la vidéo !
    C’est marrant (sic), je pensais que la douleur viendrait des quadris sur ce genre de course. Et, pour toi comme pour les deux autres coureurs dont j’ai lu les CR, ce sont les poumons qui ont morflé le plus…
    PS: j’ai mal vu ou il y avait des gars qui montaient pieds nus ?

    • Oui, moi aussi ça m’a surpris de souffrir tant que ça des poumons.
      Et en effet, le second gars qui me double est bien pieds nus!

  9. Bravo greg’ et excellente vidéo ! l’année prochaine on court ensemble !

  10. Bravo Greg : la prochaine fois, on prendra un camelbak !! c’est vrai que la gorge sèche était un supplice mais j’ai quand même pris un vrai pied sur cette course 🙂

    • Même un double camelback: un avec de l’eau pour la montée, et un autre avec de la bière pour savourer le panorama en haut! 😀

  11. Sabrina Cressend

    ‘Tain me rappelais pas que c’était si long ! En live ça passe plus vite !

  12. Sabrina Cressend

    ….et en plus tu est juste devant moi, je suis 44ème en 7mn37 ! ;0)

  13. Bravo Greg !
    Je crois en avoir vu un te dépasser pieds nus…?
    Bonne idée d’avoir filmé cette ascension, on a l’impression d’y être 😉 sauf que c’est un escalier pour droitier :))

  14. Sabrina Cressend

    Je n’avais pas pensé que le fait d’être gauchère puisse me gêner, mais c’est vrai qu’à un moment j’ai préféré lâcher la rampe parce que je n’étais pas à l’aise avec, vous avez peut être raison,ce n’était pas mon côté ;0)

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