Ma Foulée Suresnoise

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Foulee Suresnoise: le 10km de Suresnes

Pas prévue à mon planning, je ne pouvais tout de même pas rater l’occasion de participer à une course qui se déroulait au pied de mon immeuble. Aussi, ce dimanche, je m’alignais sur la ligne de départ de la Foulée Suresnoise.

Quand je retire mon dossard la veille, j’ai encore un doute sur la météo du lendemain. Il pleut des trombes d’eau et j’ai du mal à croire au grand soleil prévu pour le lendemain. Je profite de cette course pour motiver mes voisins. Enfin, c’est Lucie qui enverra des textos à tout l’immeuble. A chaque étage, il y a au moins un coureur. D’ailleurs, quand je prends l’ascenseur et que je vois défiler les étages à travers la porte vitrée, il y a souvent une paire de baskets sur le paillasson. Si Bruno du 2ème ne me suit pas (la course ne convient pas à son plan d’entrainement pour la Marathon de Vannes), Guillaume du 3ème répond avec engouement à l’invitation.

La nuit entre samedi et dimanche est assez mouvementée, ma jeune fille ayant décidé de faire ses vocalises. C’est la tête en vrac que je me réveille le dimanche matin pour enfiler mon petit déjeuner. Après une bonne douche, histoire de réveiller le corps et les muscles, je descends chercher mon voisin. Il est prêt. Je dépose mes affaires d’après course dans le panier sous la poussette garée dans le hall d’entrée et nous nous rendons sur la ligne de départ, qui ne l’est pas. Nous ne savons pas très bien où elle se situe, et ce que nous prenons pour l’arche de départ est en fait celle d’arrivée. Nous avons 20 minutes à patienter et nous partons donc nous échauffer. Le soleil est présent dans un grand ciel bleu, mais les températures sont fraîches. Ce n’est donc pas le moment d’attraper froid!

Nous empruntons le parcours en sens inverse. Je croise et je salue Giao, l’étoile du 8ème fondateur de KM Mania. Nous trottons une dizaine de minutes avant de nous mettre à la recherche de cette fameuse ligne de départ. Après quelques allers-retours, nous découvrons une bénévole en train de tendre de la rubalise. Avec Guillaume, nous nous positions juste derrière celle-ci. Progressivement, les coureurs nous rejoignent, se plaçant derrière nous mais aussi devant. Finalement nous reculons de quelques mètres derrière le ruban. Guillaume, qui n’a pas l’habitude de voir si peu de monde devant lui sur la ligne de départ sent monter la pression. Je préparer ma montre pour qu’elle accroche les satellites. Les plus de 800 coureurs attendent le signal du départ. Je souhaite une bonne course à Guillaume.

Foulée Suresnoise: km1Au coup de pistolet, je m’extirpe rapidement de la masse de coureurs pour éviter de me faire crocheter et donc de tomber. Guillaume est aussitôt semé et je ne le reverrai pas avant l’arrivée. En 200m, j’arrive à sortir du flot des compétiteurs et je peux prendre tout le plaisir à fouler une nouvelle fois le bitume en compétition. La dernière fois, c’était pour le 10km de l’équipe, ça commence à dater. C’est la première course de la rentrée, il fait beau et je cours à domicile: le pied! Très vite, je retrouve ma femme et ma fille, accompagnées de la femme et du fils de Guillaume. Elles sont positionnées sur le trottoir et elles sont venues nous encourager avec les bambins.

Pour ma part, l’objectif sur cette course n’est pas de faire un chrono mais de prendre des repères, pour mon objectif de rentrée qui est le Défi de Jerzual (qui a lieu 6 jours plus tard, le 21 septembre). Aussi, j’essaie de calmer l’enthousiasme de mes jambes qui veulent absolument poursuivre les premiers. Il faut dire que ça file rapidement devant. Malgré ma tentative de ralentissement, je boucle le premier km en 3’31/km et le second en 3’42/km. Je sais que ce n’est pas bon, surtout si je veux me préserver pour la semaine suivante. Je me concentre pour ralentir mais difficile quand les femmes sont sur le bas côté et donnent de la voix pour m’encourager. Les 10km du parcours sont à effectuer en 2 boucles, et une partie du circuit est en S, et il est facile pour les spectateurs de voir plusieurs fois les mêmes coureurs passer en ce déplaçant rapidement sur différentes portions du parcours. Ainsi, je passerai 5 fois devant les femmes; des supporters tous les 2km en moyenne, c’est sympa!

Un peu plus loin, au rond point du Mac Do, la foule est plus dense. Mais un peu trop calme à mon goût, je demande à ce que les supporters fassent plus de bruit, ce qu’ils font d’ailleurs. Le ravitaillement est situé vers le Km4. Je le trouve assez mal orienté et, d’ailleurs, je n’arrive pas à prendre de l’eau, laissant tomber la bouteille puis le verre qui m’étaient tendus. Finalement, j’aurai mieux fait de prendre mon porte bidon avec mes 125ml de boisson…

Le boulevard Henri Sellier avec sa montée est en vue. Là, je décide franchement de lever le pied. Je n’ai vraiment pas envie de faire de l’acide lactique. Du coup, je me fais doubler à toute vitesse. D’ailleurs, Alexandre, un lecteur assidu de mon blog, me reconnait et me salue. Ca fait vraiment plaisir!

La Foulée Suresnoise: km6La deuxième boucle est faite un peut moins rapidement, mais toujours plus rapide que ce que j’avais prévu à savoir courir au moins 5km à 4min/km. Les femmes sont toujours là, avec un grand sourire. Ca donne la patate. Ma fille est aussi là… à dormir bien au fond de sa poussette. Second passage devant le rond point du Mac Do, on m’encourage personnellement, mais je ne reconnais pas mon aficionado du jour (faudrait que je porte mes lentilles sur toutes mes courses, ça me permettra de voir un peu mieux les personnes que je croise). Aficionado, si tu te reconnais, manifeste toi sur ce blog!

Quelques signes pour demander à la foule des encouragements, et je continue pépère tranquille mon bonhomme de chemin. Bon, c’est pas de la promenade non plus, je reste à une allure inférieure à 4min/km (plus de 15km/h). Au passage devant le ravito, je me concentre pour ne pas laisser tomber une nouvelle fois la bouteille d’eau. Je me réhydrate, ca fait du bien mine de rien. Dernière montée du Boulevard en mode je ralentis à fond. J’ai le droit de profiter des gaz d »échappement du bus qui est à l’arrêt au feu, dans la file juste à côté de celle de la course. Pouf, pouf! Puis l’avant dernière ligne droite est en vue. Oui, mais voilà: contrairement à ce que je pense à ce moment là, on ne tourne pas tout de suite à droite pour piquer vers la ligne d’arrivée. Il reste en effet une petite boucle à effectuer. Je ralentis de nouveau, mais pas trop. Virage à droite, petite accélération. Revirage à droite, grosse accélération. Puis virage à gauche pour le sprint final avec Julien, sur les 100 derniers mètres.

Foulée Suresnoise: spint final

Il ne se laisse pas faire le bougre, mais j’ai le sentiment qu’il me serre un peu dans le décor pour m’éviter de le doubler. Jolie tactique. On franchit la ligne puis on se serre la main. Je finis à la 81ème place, juste derrière lui,  en 38min50. Pas sil mal pour quelqu’un qui a essayé de se freiner tout le long du parcours. Le sprint m’a tout de même épuisé et j’essaie de reprendre mon souffle. Je me rends alors compte que je n’ai pas coupé le chrono de ma montre. Je file au ravito pour prendre un mélange eau+coca et pour manger quelques abricots et raisins secs. Puis je retourne un peu avant la ligne d’arrivée où je retrouve les épouses. Nous attendons le passage de Guillaume.

Foulée Suresnoise: l'arrivée de GuillaumeAprès quelques minutes d’attente, il surgit finalement à grande vitesse. J’ai juste le temps de le prendre en photo et de m’apercevoir qu’il franchit la ligne en 46min21, en 308ème position. C’est qu’il court vite pour un débutant, dis donc!

J’enfile un t-shirt sec, le Adidas Boost jaune remis avec le dossard la veille. Je discute avec un supporter perpignanais qui m’annonce que le premier, Paul Melly, finit en 28min38! Ça n’a pas trainé devant! Chez les femmes, Fatiha Fauvel franchit la ligne en 34min44. Ce qui est sûr, c’est que la Foulée de Suresnes, c’est une course conviviale et pour toute la famille, mais que devant, ça ne rigole pas pour autant!

Puis j’accompagne Guillaume au ravitaillement. Nos femmes nous rejoignent avec les poussettes. Nous avons apprécié la course, vraiment sympa et conviviale. Le parcours n’est pas le plus sexy que j’ai couru, mais n’est pas non plus le plus moche. Bref, c’est une belle course de début de saison.

Nous discutons tous ensemble un peu puis nous rentrons prendre notre douche. On se retrouve ensuite dans la cour de l’immeuble, rejoints par Bruno et sa famille, histoire de parler de notre course tout en profitant de l’apéro…

11 Commentaires

  1. Bravo joli chrono, par contre pour le sprint finale il faut que tu t’entraine un peu plus 😉

  2. Ça va vite, 7 coureurs arrivés sous les 30′ ! j’ai pas vu ça tous les jours sur les 10km à Paris.

    • C’est clair que ça a été plus que rapide devant! Je crois même que c’est le premier 10km auquel je participe avec un vainqueur en moins de 29min, voire en moins de 30min.

  3. Bravo ! Je signerais des deux mains pour un chrono comme çà « avec le frein à main »…

  4. Je retrouve le Greg de « Mon premier marathon » qui m’a donné envie de me mettre à écrire sur ma pratique de la course à pied 🙂 Tout y est, y compris le descriptif de ta descente d’immeuble (déjà bien présente dans tes premiers comptes rendus d’entraînement de cette époque… tu avais un peu plus d’étages aussi !)
    Y’a pas à dire, les récits de course, c’est beau !

  5. la prochaine fois t’enlèvera le frein à main hein !

    et petite question comme ça en passant, vous mangez quoi pendant la fête des voisins ? boissons isotoniques et gatosport ?

  6. Ils en parlent aussi: Demain, c'est le grand Défi, celui du Jerzual | Greg Runner

  7. Salut,j’ai eu exactement le même sentiment pendant cette course …très convivial ambiance de course de quartier,mais énormément de niveau devant….lors du dernier 10km du journal l equipe,le gagnant a bouclé lepreuve en 30 min…ça démontre que le niveau était la!en ce qui me concerne c’était également une course de préparation,j’ai terminé 171 eme en 41min10 ……au plaisir de s’croiser !!!!!

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