RECIT DE COURSE: Ma Saintélyon 2013

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Saintélyon 2013: récit de course

Cela faisait deux ans que j’avais envie de remettre les pieds sur ce parcours. Je ne pouvais pas manquer la 60ème édition. C’est aujourd’hui chose faite, et avec le sourire s’il vous plait!

Contexte

En 2011, je découvrais cette course mythique. J’ai fini sur les rotules mais je prends conscience qu’il n’y a pas d’autres courses aussi magiques et typiques que la Saintélyon. Aussi, j’ai très vite l’envie de remettre le couvert. En 2012, après une saison chargée, je suis contraint et à grands regrets de ne pas me présenter à la Saintélyon 2012 pour cause de surentrainement.

En 2013, j’ai très vite ma revanche. Avec la petite Céleste arrivée en avril, j’organise mon planning et je m’impose que des courses courtes, essentiellement des 10km, quelques semis, et une fin d’année avec la Saintélyon. Lorsque juin pointe le bout de son nez, j’ai déjà en tête cette course. Je programme donc un petit Aquaterra histoire de ma faire un peu les chevilles et de participer un trail avant la Sainté. Pendant l’été, je me prépare pour le Défi de Jerzual (10km avec 250m de dénivelé), après avoir enchainé un 10km à Suresnes, et la course des Allumés (9,2km avec 250 m de dénivelé). L’objectif est d’enchainer des courses assez intenses avec du dénivelé, comme on ferait du fractionné, avant d’entrer progressivement dans ma prépa Saintélyon. Je réalise ensuite un 26 bornes lors du marathon des villages pour commencer à faire monter le kilométrage en course, puis j’enchaîne avec ma préparation Saintélyon.

La préparation

La préparation Saintélyon commence plutôt bien. Mon coach Jean-Pierre Monciaux ne peux malheureusement pas m’aider dans la prépa de mon objectif de l’année. Je suis donc parti sur un plan de Bruno Heubi que j’ai quelque peu aménagé. Un travail de renforcement musculaire permettant de travailler le gainage (abdos et haut du corps) et les quadri jusqu’à début novembre. Cela se concrétise par un travail en salle et sur le terrain avec des exercices à enchainer à haute intensité (montées de marches hautes, exercice de la chaise, fentes avant avec et sans lest, sprint sur 20mètres, etc). Finalement, par manque de temps (et de motivation?), je n’aurai fait que très peu de travail en salle. J’avais programmé aussi une séance de natation par semaine que je n’ai jamais faite (prévu sur la temps de déjeuner mais que je n’ai jamais pu réaliser) et une séance par semaine de 1h à 1h30 de vélo. Que j’ai pu faire jusqu’au  début de novembre. Ces séances d’activité complémentaires sautent dès que le moindre signe de fatigue commence à sa faire ressentir. Ce programme d’activité complémentaire est réalisé jusqu’au mi-novembre sur mon programme.

Oui, mais voilà, à partir de fin octobre/début novembre, au boulot, un projet vient entamer tout mon temps libre. Des nocturnes avec nuits blanches, des week-end intenses avec des montées de stress, une fatigue qui s’accumule, et des sorties longues qui sautent (2 importantes notamment) et des entrainements hebdomadaires qui passent de 4 séances à 3 séances.

Mon projet se termine le jeudi avant la course. Je suis crevé. Je me demande comment je vais récupérer et être en forme pour la nuit de samedi à dimanche. Avec les entrainements qui ont sauté, je me demande si j’arriverai au bout de ces 75km. Il faut dire que 2 ans auparavant, j’étais vraiment lessivé en faisant une bonne prépa. Là, avec une prépa menée tant bien que mal et une fatigue liée au boulot, j’avoue que je suis un peu… Soucieux.

Je pose mon vendredi, et j’arrive à dormir 10h non stop (merci à ma fille Céleste qui a dormi jusque 9h30!!). La dernière nuit avant la course se passe aussi très bien pour ma part et je me paie aussi le luxe de faire une sieste profonde d’une heure trente l’après-midi!

L’avant-course

J’arrive le vendredi après-midi à Lyon avec toute ma petite famille, accueillis par Hélène et Nico. Après avoir déposé les filles et les bagages à l’appartement, je file en Vélov avec Nico à la boutique Lafuma où se déroule une présentation presse. Je rencontre l’équipe Lafuma prête à partir (je suis arrivé à la bourre) qui me présentent les produits trails pour la saison été 2014. Ca va être bien sympa. Je profite de l’occasion pour acheter des gourdes pour mon sac Speedtrail mais il n’en ont pas en boutique. Je suis assez déçu car j’avais misé sur cette boutique sur ce coup là. Mais pas le temps de se reposer, je l’achèterai sur le village Expo demain, Lafuma y sera fortement représenté.

J’avais demandé à Vincent Viet de la boutique Terre de Running à Puteaux si il avait un kit permettant de déporter ma frontale Petzl Nao dans mon sac. Finalement, n’en ayant plus, il en avait réservé une pour moi à la boutique Terre de Running de Lyon. J’y retire mon précieux sésame et nous retournons à l’appartement pour dîner (et surtout passer un très agréablement moment, riche en émotions).

Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, la matinée se déroule dans la détente pour nous 5 (et demi). Nous déjeunons assez tard, des pâtes, bien entendu, puis je file pour faire une sieste d’une heure trente. Je n’en demandai pas tant. Je me prépare et je découvre que je n’ai pas mes manchons de compression Compressport. Pas de panique, j’ai fait une grand partie de ma prépa sans eux, et je peux m’en passer (ou l’art de l’auto-persuasion).

Nico m’accompagne en voiture. Après avoir tourné et retourné sur un parking complètement stupide du Palais des Sports de Gerland, Nico ne m’accompagne pas et me dépose en voiture. Plus moyen de faire marche arrière, c’est parti.

Je retire mon dossard, je passe par le stand Alvarum pour rencontrer les représentants du Centre Léon Berard pour lequel j’ai réalisé une collecte à l’occasion de la Saintélyon: 600 euros ont ainsi pu être récoltés. Encore une fois: merci! Puis je passe au stand Lafuma où il n’y a pas non plus de gourdes pour mon sac Speedtrail. Je suis déçu. Je continue pour saluer Eric et Nicolas à leurs stands: les Ezyshoes se vendent bien. Puis je retire mon cadeau Saintélyon. Je retrouve enfin tous mes amis à la sortie du village, avec Adrien, Carine, Nico, Bastien, Jean-Pierre, Stéphane, Philippe, Amadou et Baptiste. Nous devons retrouver une autre partie des blogrunners de la Runnosphère à Saint-Etienne.

Une grande partie du groupe s’en va. Nous restons à 5, attendant une amie de Stéphane. N’arrivant pas, nous décidons de faire un coucou à l’équipe de l’agence des relations presse de la Saintélyon en laissant Stéphane. Nous sommes très bien accueillis et on nous propose de rester pour profiter d’un buffet plutôt que de faire la queue pour la Pasta Party. Installés autour d’une table, nous rencontrons et discutons avec les plus grands journalistes du Running: Marie de Jogging International, Stéphane de Runner’s World, Emilie de Lepape-Info… C’est une véritable chance de rencontrer ces personnes en plein rush. Vincent Bellais, envoyé spécial pour Wanarun (il devait courir la Saintélyon mais a dû déclarer forfait pour blessure), me salue. Sous son bonnet, je ne le reconnais pas tout de suite. Il faut dire que la première et unique fois que nous sommes rencontrés été sur la Saintélyon 2011… Il nous prend en photo tous les quatre.

Saintelyon: l'attenteSaintelyon: l’attente (Photo Vincent Bellais – Wanarun)

N’ayant pas ma gourde à l’avant du sac, je décide de retourner sur le village pour en trouver une. Je passe par le stand du Vieux Campeur que je connais bien maintenant, mais nouvel échec. Finalement, je retourne chez Eric et Nico, qui me proposent une gourde de 200ml. C’est parfait! J’achète!

Je retourne voir les amis restés en salle de presse. Puis, j’entre progressivement dans ma bulle. Je ne suis pas sûr que d’être resté pour le buffet soit une bonne idée, et quand ce dernier arrive, cela se confirme. Il s’agit essentiellement de petits sandwichs. J’enlève le fromage des jambons/fromage et je double le saumon dans les sandwichs saumon. Une petite salade de fruits en dessert puis nous nous mettons en route pour prendre le bus.

Nous nous mettons au fond du bus, et je me retrouve exactement à la même place qu’il y a deux ans. L’ambiance est assez calme, la plupart des coureurs écrivant des textos à leur famille ou discutant avec leur voisin. Je discute un peu avec Nico. Cela me permet de ne pas laisser monter le stress inutilement. Et je crois que ça lui va bien aussi du discuter. Et les occasions sont rares donc autant en profiter.

Arrivée à Saint-Etienne

Saintelyon: le Palais des Expos à Saint-Etienne

Vers 21h30, nous arrivons dans la salle du Parc des Expos. C’est bondé. Nous perdons Jipé et nous entamons donc à trois le tour de de la salle pour voir si nous rencontrons quelqu’un. Mais dans cette foule, impossible de reconnaître qui que ce soit. Du coup, nous nous trouvons une place et nous nous installons. Je pars prendre une photo et je tombe sur lolotrail (que je confonds avec quelqu’un d’autre). C’est plus tard que je m’en rendrai compte. Je suis à moitié dans ma bulle il faut dire. Finalement, je ne cherche pas à rencontrer les gens que je connais. Je préfère me préserver et me reposer pendant le peu de temps qu’il me reste avant le départ. Du coup, je déroule le sac de couchage que m’a prêté Nico (mon hébergeur lyonnais) et je m’y installe avec mon tour de cou GoodPeopleRun sur les yeux. Je suis dans une semi-sieste et je pense à la course. J’essaie de faire le parcours dans ma tête mais les souvenirs sont trop lointains. Je me crée des images positives sur la course, en prenant en compte le froid et la neige annoncée « là-haut ».

Saintélyon: entre attente et reposattente-reposSaintélyon: entre attente et repos (Vincent Bellais – Wanarun)

A 22h30, le speaker insiste pour qu’on commence à se préparer tout doucement. Donc on se prépare tout doucement. On retrouve Jipé puis on le reperd. Je fais le tri dans mes affaires. J’hésite à prendre mes Ezyshoes qui pèsent tout de même leur poids (tiens, faudrait que je pense à les peser…). Nico aussi se pose cette question. Je continue de me préparer tout en cogitant sur la question. Jipé revient et se prépare avec nous. Petite photo du guerrier avant le départ puis ma décision est prise: ce sera sans Ezyshoes. Zou, dans le gros sac et on part déposer nos affaires en consignes mobiles.

Saintélyon: prêt pour le départ!On retourne au chaud et on revoit la petite troupe qu’on avait perdu à la sortie du village des exposants à Lyon. Tout le monde est en pleine forme. Moi, j’évacue la pression en faisant toujours mes blagues à deux francs six sous. Mais en même temps, ça détend tout le monde. Djo m’appelle pour me signaler son arrivée. Je ne comprends rien de ce qu’il me raconte. Je sors avec Philippe et Nico (on a encore perdu Jipé) et après plusieurs appels infructueux, on décide de s’envoyer des textos pour se retrouver. Finalement, il est à l’intérieur avec Franck et son pote Romain.

On se salue, on échange rapidement et on décide de décoller de la salle à 23h15 pétantes, ce qu’on fait.

On trottine, vers le sas, ce sera celui de moins de 9h, parce qu’on est pas venu ici pour faire une partie de pêche! Il fait froid, mais ca va, cela aurait pu être pire. Pas de vent, ni d’humidité, donc la température ressentie reste correcte. On plaisante, on se marre, on se prend en photo; bref, on passe un bon moment.

Saintélyon: la fine équipe

A 5 minutes du départ, le speaker prend la parole. 1 minute d’applaudissements est demandée en hommage à Sébastien Bresle, décédé d’une tumeur au cerveau. Le speaker reprendra une citation de sa part, qui résonne encore dans ma tête aujourd’hui: « Je ne veux pas qu’on m’annonce le temps qu’il me reste à vivre. Et si il me reste 5h46, ce sera pour boucler une Saintélyon« …

On allume les frontales, on fait une Ola. Notre petite troupe s’encourage et se souhaite bonne course. Le compte-à-rebours est lancé: 10, 9, 8…

Top départ

Je déclenche mes 2 montres au passage de la ligne (Garmin Forerunner 910 XT à la main gauche pour l’allure et le temps, et Suunto Ambit à la main droite qui m’indique mon rythme cardiaque). Je ne sais plus qui prend la tête, mais je me colle à Djo, qui a de l’expérience sur cette course. Sur mes talons, Philippe me suit de près. Sur les côtés, en binôme, Franck et Romain. Nico a très vite lâché, mais cela était entendu. Sur cette première partie de route, ça avance vite, mais je fais confiance à Julien. On arrive ainsi à se dégager progressivement de la masse des coureurs et on parcourt les 6 premiers kilomètres en moins de 30minutes. De temps en temps, avec le flot de coureurs, notre peloton se disperse pour se recomposer un peu plus loin. Puis, je ne sais plus à quel moment, Julien nous lâche.

La première montée, nous la faisons en trottinant mais je veille à ce que mon cardio ne montre pas trop haut. Dès les premières montées, Phil et moi laissons partir Franck et Romain, plus habitués au dénivelé que nous, parigots. De toute façon, le mieux pour nous est de ne pas entamer notre énergie trop rapidement, et la partie après les 30 premières bornes étant plus roulante correspond plus à notre profil de coureur. En montant, nous atteignons les premières plaques de verglas et les premières neiges. C’est sûr, ca va glisser. Il a fait beau aujourd’hui et la neige a fondu la journée, mais l’eau a regelé dès la nuit tombée.

Je ne sais plus à quel moment, mais juste devant nous, je vois une belle étoile filante que je signale à Philippe, qui ne semble pas l’avoir vu. Je fais un vœu: arriver à Lyon avant 8h30 pour être finisher d’argent (bon, bien plus tard, j’apprendrai que pour être Saintélyon d’argent, il fallait arriver entre 7h45 et 9h).

Les supporters sont toujours nombreux sur la course, mais surtout très expressifs. On est loin de l’ambiance parfois trop feutrée d’une course comme le marathon de Paris. Ici, c’est des cris, des rires, des déguisements, des cloches qui teintent… J’essaie de boire régulièrement et je mange une première barre au bout d’une heure d’effort. Mon programme est simple: un gel et une barre au minimum toutes les heures accompagnés d’un cachet de Sporténine, à compléter par du salé sur ravito. Au ravito de Saint Christo en Jarez (15,5km – 1h29min), le temps est optimisé: un thé dans ma gourde de 200ml et un quartier de banane et c’est reparti. On tombe en sortant de la tente sur Franck et Romain et nous repartons ensemble.

Découverte des monts blancs

Nous partons sur une allure de croisière mais comme sur la première portion, Franck et Romain s’éloignent aux premières montées. La neige est finalement bien présente et je repense à Nico et Eric qui me disaient qu’il fallait prendre les Eazyshoes car c’était très verglacé. Je me dis que peut-être, j’aurai dû les prendre finalement. Mais j’éloigne très vite cette pensée. Les regrets, ce sera après la course la course qu’on en aura. Soudain, je vois plein de coureurs par terre. Ils sont en train de chausser leurs crampons. Phil et moi traversons ce champs de coureurs arrêtés et poursuivons sur notre lancée. Mais c’est là que je découvre que Philippe n’est pas super à l’aise dans les descentes. J’essaie de le conseiller, mais comme ça, en pleine course, c’est un peu difficile de donner des cours de patinage. D’ailleurs, un peu plus loin, c’est la première chute pour lui. Mais tout va bien, nous poursuivons. Les montées et descentes s’enchainent. Si au début, je l’attends dans les montées, progressivement, je ne fais que ralentir le rythme pour qu’il me rattrape. Au début, je me retournais pour voir si il arrivait mais avec les frontales, impossible de voir les visages. Et les tenues se ressemblent pratiquement toutes. Du coup, je me mets à crier « Phil? » et j’attends sa réponse « je suis là ».

On passe le semi en 2h08min. Je me retourne pour dire un truc du genre « Dis donc Phil, c’est le premier semi qu’on fait ensemble en plus de deux heures et… » Patatra. Je m’étale de tout mon long. Ca m’apprendra à me déconcentrer. Je me fais encore une gamelle un peu plus loin, à un endroit où le sol semblait être de la terre. Je pose mon pied bien franchement. Oui, mais la farce, c’est la couche de glace qu’il y a par dessus, invisible à la frontale. Ca surprend, je tombe sur les fesses (même pas mal). Impossible de se relever du coup car c’est une vraie patinoire bien polie. Je fais donc le tobbogan pour sortir de piège de glace. Je crois que c’est à ce moment que je perds Phil, car la descente continue encore pas mal. Seul, je me concentre un peu plus sur moi et mes sensations. Les sensations sont plutôt bonnes, je suis plutôt confiant. Je mets la machine en route sur mon allure de croisière. En entamant un parcours sous un bois, je double et soudain, on m’interpelle. Il s’agit de Romain. Je suis surpris de les avoir rattrapés. Franck est juste devant moi, reconnaissable à son bas de pantalon coloré. Il me parle de loin et je me mets sur ses talons. On parle un peu mais pas trop. Puis nous arrivons dans un passage où le chemin devient un ruisseau de bout et d’eau froide. Ca glace les pieds. Puis, à un moment, je décide de poser le pied sur une pierre. Celle-ci est verglacée et je chute dans la flotte boueuse, m’étalant de tout mon long. Je m’attends en tombant à être saisi par l’eau froide mais bizarrement je ne ressens rien, et je me relève aussitôt. Le coupe-vent Asics que je porte en haut et mon collant Gore-Tex me surprennent par leur « étanchéité »! Mais je ne m’en plains pas…

J’ai les pieds gelés pendant tout le parcours dans la flotte. Puis on quitte enfin le ruisseau. Le chemin est plutôt en descente à partir du 20ème kilomètre, même si c’est un peu les montagnes russes. On arrive à Saint-Catherine. C’est le moment de recharger les batteries. J’ouvre mon sac et je découvre que mon camel pack de 1,5l n’est pratiquement pas descendu. J’ai bu environ 500ml. Je trouve que c’est très peu. Cela m’ennuie quand même pas mal car je sais que si je ne bois pas suffisamment, je risque d’avoir des crampes en fin de parcours. Philippe nous rejoint, suivi de quelques instants plus tard de Julien. J’essaie de trouver dans le sac de Franck son gobelet, mais en vain. Je lui donne donc mon gobelet. Je mets une soupe chaude dans ma gourde et nous nous mettons en route. Je demande où est Julien. Franck me dit qu’il est déjà reparti. Quel saligot! Il ne va pas s’en tirer comme ça!

Début de la course en solo

En sortant de la tente, le froid me glace, je me mets à courir vite pour me réchauffer. Je me cale sur le rythme de Franck qui a pris la tête. Mais je trouve que je suis dans un faux rythme et surtout que je ne me réchauffe pas. Du coup, j’avance un peu plus vite et je pars en solo. Je déroule et je suis plutôt confiant, car même dans les côtes, je suis plutôt pas mal, alors que c’est d’habitude mon gros point faible. Au KM36, avant de découvrir Saint André la Côte, il y a un bon petit raidillon qui casse bien les pattes: c’est la côte du Bois d’Arfeuille, qu’on prend en montée pour cette 60ème édition. En gérant mon cardio, je grimpe sans être dans le dur. C’est éclairé et en haut, quand on retrouve le bitume, il y a un petit orchestre. Arrivé en haut, je fais une petite danse en tournant sur moi même avant de repartir en courant. Apparemment, c’est la dernière fois que la petite équipe derrière m’a eu en visu.

Au 38ème km, j’ai un petit coup de mou. Je regarde un peu trop souvent ma montre. Quand on est en équipe, on peut toujours parler ou écouter si son partenaire est présent. Mais dès qu’on est en solo, on est seul avec soi-même. Regardant régulièrement ma montre, je me rends compte que les km n’avancent pas. Et on n’est qu’à la moitié du parcours. Bon, le plus dur est fait, mais il reste encore… le plus dur. Je me mets à penser à mon épouse chantant une berceuse pour notre fille. Je cale mes foulées sur la mélodie qui se joue dans mon esprit.

Le ravito de Saint Genoux est enfin en vue. Je prends du chaud dans ma gourde et je mange un quartier de banane, je fais un arrêt pipi et je repars en mangeant une barre énergétique tout en trottinant. En me versant la boisson dans ma gourde, le bénévole en a mis sur mes gants. Rien de grave mais avec le froid, les gants humides me gèlent les mains. Je fais donc  des mouvements de doigts, serrant et desserrant les poings afin de favoriser la circulation et ainsi les réchauffer.

Marathon bouclé en 4h40

42,2 km: le marathon est bouclé en 4h40. A partir de là , c’est plutôt en descente. Je déroule et à partir de là, je ne fais que doubler, ce qui fait plutôt du bien au moral. Je ne regarde plus ma montre. En descente, je me débrouille pas mal. Le sentier est de moins en moins enneigé mais il faut rester vigilent car une plaque de verglas peut apparaître à tout moment. Je sais que je suis dans les 370 premiers, j’ai regardé l’écran de contrôle en entrant dans la tente du dernier ravito. Ca m’a fait du bien au moral car mon objectif est de finir dans les 500 premiers. J’avais fini en 1001ème position il y a deux ans, j’avais été déçu de ne pas être passé sous la barre des 1000. Cette fois, c’est que du bonus. Il faut juste garder le rythme. Allez, plus qu’un 10km et un semi.

La locomotive est lancée et je double sans cesse. Parfois, je double même des relaiyeurs. Bon, cela reste anecdotique mais quel pied. Prenons les petits bonheurs tels qu’ils se présentent, on ne va pas cracher dessus.

A un moment, je découvre que j’évolue sur le sentier seul depuis quelques minutes. En sortant du bois, et ne voyant aucune frontale autour de moi, ni devant, ni derrière, je m’arrête en plein milieu du sentier et j’éteins ma frontale. Aucune source de lumière ne vient polluer les alentours et je peux alors profiter d’un ciel sans lune, dans lequel toutes les étoiles étincèlent. Le ciel est traversé par la voie lactée. Je profite pendant une vingtaine de secondes de ce moment de calme, en pleine nature, avec pour seul bruit le vent d’hiver qui souffle dans les branches de quelques arbres alentour. Puis, j’entends des coureurs au loin derrière moi, que j’aperçois aussitôt. Je rallume ma frontale et je repars pour vaincre les 75km de la Saintélyon.

Avec l’approche des 50km, je commence à avoir les jambes un peu raides. Comme il reste tout de même 25km, je décide de prendre un peu de temps au prochain ravito.

A Soucieu, c’est le bon moment pour refaire mon sac. Je vide mes poches plein d’emballages pour y remettre gels et barres. Je prends une soupe chaude puis je file recharger mon camel pack. Comme il n’est pas vide, je mets un sachet de Powerbar Isomax et un stick de Bicarbonates de Isostar, que je complète avec de l’eau. Mais je m’aperçois que ma poche fuit à un endroit. Je ne comprends pas, le cerveau marche au ralenti. Ça a le don de m’énerver car sans poche à eau, autant finir en moonwalk. Finalement, je comprends que le système qui relie le tuyau est mal clipsé. Une fois en place, tout fonctionne. Ouf!

J’ai passé 10min sur ce ravito. C’est le moment de repartir. Je ne le sais pas, mais Julien viens de passer devant moi pendant que le m’occupai de ma poche à eau. IL est vraiment devant moi cette fois!

Plus qu’un semi!

Je me dis qu’il reste un semi à courir. Allez, ça va le faire! Cela fait 6 heures de course (le surprenant premier de la course Benoît Cori est arrivé depuis une demi-heure). Je suis surpris car je n’ai pas de coup de barre, de fatigue. Cela doit être le résultat de l’entrainement bébé depuis avril… Merci Céleste!

Le temps semble interminable pour arriver à Beaunant alors qu’il n’y a que 11km. Je commence à faire les calculs et je comprends vite que le peux arriver avant 8h30. Le temps est long mais je continue de doubler quelques coureurs. De temps en temps, j’entends un peloton de 2-3 coureurs derrière moi qui essaient de suivre mon rythme. Mais au bout de 1 ou 2 km, ils finissent par me lâcher. Un seul coureur s’accroche pendant 5km environ. Quand je bois, il boit, quand je mange, il mange, quand je marche, il marche. Puis, à un moment, je le perds.

L’horizon commence à prendre feu, le soleil va se lever. En arrivant au dernier ravito, je prends un peu trop de temps à mon goût. Je prends un bol de soupe coupé à l’eau pour la refroidir. C’est tellement bon, que j’en prends un second. Puis je repars. Oui, mais voilà, les genoux en ont un peu marre, surtout après la longue partie de glissade que j’ai faite quelques heures plus tôt. J’ai l’impression que mes genoux grincent, mais je sais que ce sont les musclent qui ont refroidi et qui ont besoin de chauffer de nouveau. Je me force à trottiner jusqu’à la passerelle qui mène à la fameuse côte de l’Aqueduc. Je me mets à marcher mais d’un pas certain, je double encore, et un relayeur se met à marcher à mes côtés.

J’entame la discussion avec lui. Je ne sais plus de quoi nous parlons mais je trouve le moment sympa pour discuter. Un joggeur se joint à nous. Il nous parle, je lui réponds. On commence à retrouver un faux plat et je me remets à courir. Les genoux ne me font plus mal. Le joggeur me suit, mais pas le relayeur. Je l’invite à faire de même, ce qu’il fait. Le joggeur me demande si j’ai déjà fait un marathon. Oui, même trois d’ailleurs. Lui voudrait faire les 42km pour ses 42 ans. Pourquoi pas, mais je me dis que c’est dommage d’attendre. Toutefois, je lui dis que c’est une bonne idée. Le relayeur part en avant. On traverse un parc puis c’est au tour du joggeur de me quitter.

On arrive aux escaliers. Je constate que les coureurs sont accrochés à la rambarde dans l’escalier. Moi, je prends pile au milieu. Je tente ce que je pratique régulièrement dans les couloirs du métro et du RER Parisiens: la descente des marches 2 par 2. Ça passe. Je file à toute à l’allure dans ces escaliers. Les quadri souffrent un peu sur la fin, mais je n’ai pas perdu trop de temps sur cette portion que redoutent beaucoup de coureurs sur ce parcours.

Je vois la Saône. On y est presque. Je descends sur la rive puis j’emprunte l’escalier pour remonter sur le pont, toujours 2 par 2 les marches (je trouve cela moins fatigant d’ailleurs). En haut, un VTTiste nous signale un plaque de verglas. Je passe au dessus pendant qu’il essaie de recouvrir la plaque glissante avec de la terre. Je traverse le pont, puis la Confluence, puis j’emprunte le second pont pour passer par dessus le Rhône. Je vois le bout. Mais ce n’est pas le moment de lâcher. Je pense à ma petite famille qui doit dormir bien au chaud. Mais j’essaie de ne pas trop me focaliser sur cette idée, car la fatigue est tellement présente que je pourrai partir en sanglots. Je me concentre sur un objectif, doubler le coureur devant moi, puis le suivant, puis le suivant. J’accélère, j’ai le sentiment d’être au moins à 15km/h, en vérité, j’oscille entre 11 et 12km/h.

Enfin, l’arrivée!

saintelyon-l-arriveeDernière ligne droite. C’est le sprint final. Enfin, non, j’ai plus de jus, je n’arrive pas à accélérer. Je regarder les panneaux. Oui, il reste bien uniquement 150 mètres avant d’arriver. Et j’aperçois soudain Bastien, en plein milieu de mon sprint. Il ne s’attend pas à me voir et je lui fait coucou. Nicolas le lyonnais est là aussi. Je suis trop content. J’ai trop le sourire. Je suis beaucoup plus frais à l’arrivée qu’il y a 2 ans. Je poursuis mon chemin sans eux. Dans le dernier virage, je demande aux supporters de faire du bruit, ce qu’ils font. Je suis sur un nuage. Un petit coucou aux photographes qui vendront le fichier numérique de la photo de mon exploit à 45 boules, puis je franchis la ligne d’arrivée les poings levés. Je suis content. Je suis usé mais content: 8h17min34sec et une très satisfaisante 382ème place!

Je retrouve Djo devant la remise des t-shirts. Je le félicite et je le serre dans mes bras. Nous sommes contents de ce que nous venons de faire! Mais qu’est-ce qu’on est crevé! Je retire mon t-shirt de Finsher 2013 et on se fait prendre en photo pour immortaliser le moment. Je regarde ce qui est proposé au stand de l’arrivée mais rien ne me fait envie. Je bois un verre de coca coupé avec de l’eau puis je laisse Julien pour retrouver Nico. Je le retrouve de l’autre côté de la barrière. Il me propose d’aller chercher la voiture pendant que je vais retirer mon sac.

Saintelyon: Djo et moi - Finishers d'argent

Je commence à greloter. Je me dépêche pour filer vers la tente récupérer un sac d’alimentation. Puis je vais à la consigne pour retirer mon sac. Ils sont classés selon le numéro du dossard. Mon dossard étant entre 300 et 400, je cherche parmi la centaine de sacs dans ce sas. Je passe et je repasse, je soulève les sacs, j’essaie de les classer, je fais 10 fois le tour. Je claque des dents. Philippe me retrouve à cet endroit. Il est arrivé 17 minutes après moi, en 399ème position. Ca c’est une première Saintélyon. On se félicite rapidement mais nous sommes fatigués et nous avons froid. Lui aussi ne trouve pas son sac. Finalement, en levant la tête, je découvre mon sac dans le sas voisin. Je peste. Philippe trouve son sac dans le sas des « sans étiquettes », alors que j’avais été voir. J’ai pourtant toujours mes lentilles. Je n’en peux plus de greloter et je me change directement au milieu des sacs. Un t-shirt et un sweat propres et secs, ca fait du bien. Je salue Philippe et je le laisse retourner dans le Palais des Sports pour prendre sa douche.

Moi, je retrouve Nico, qui se demandait surement ce que je foutais. Dans la voiture, il met le chauffage à fond, ça fait du bien. Il me dit clairement qu’il ne comprend pas pourquoi je me mets dans cet état…

J’ai hâte de retrouver ma petite famille, mais aussi de prendre une douche chaude et un bon petit déjeuner; leur raconter mes péripéties; et m’endormir paisiblement, avec le sentiment du devoir accompli.

 Capture d’écran 2013-12-09 à 18.29.56

Remerciements

Beaucoup de gens sont à remercier:

– Tout d’abord, merci à l’organisation et son agence de presse pour la confiance accordée à la Runnosphère, via laquelle j’ai pu bénéficier d’un dossard, et aussi d’un accueil particulier, toujours avec le sourire. Ils connaissent bien notre communauté Runnosphère et ça fait chaud au cœur.
– Merci aux 600 bénévoles qui font les succès de cette course si particulière. Il n’y a pas 2 courses comme la Saintélyon, et c’est grâce à eux qu’on peu vivre ce moment magique.
– Merci aux supporters présents sur la course. C’est vraiment incroyable cette ferveur quasi permanente sur les 75 bornes de la course!
– Merci à tous pour tous vos messages d’encouragement et de soutien sur les réseaux sociaux. Ca fait partie de la magie cete ferveur à distance et j’espère avoir pu vous faire partager au mieux l’ambiance de la course à distance.
– Merci à tous les amis pour ces moments partagés avant la course, mais aussi pendant. C’est une chance de pouvoir courir à plusieurs sur une course.
– Merci à tous les donateurs qui ont soutenu ma collecte pour le Centre Léon Bérard.
– Merci à Vincent Bellais de Wanarun pour les photos.
– Merci à la famille Bazille pour son accueil. M’accueillir un week-end pour que je participe à la Saintélyon, ce n’est pas ce qui a de plus fun. Mais ils ont quand même sur me faire une belle surprise!
– Enfin, je remercie particulièrement mon épouse, qui subit mes réveils matinaux mais aussi qui sait toujours répondre à mes interrogations, ou alors m’orienter quand je suis dans le brouillard. Elle a toujours le bon mot pour me rebooster ou pour relativiser certaines moments perçus trop négativement. Et merci à ma jeune fille pour les entrainements de fractionnés nocturnes. Elle est une excellent coach est n’en a pas abusé!

A lire

Le CR du vainqueur de la Saintélyon (également blogueur): Benoît Cori. Parce qu’il arrive à nous faire croise que nous aussi on pourrait remporter la Saintélyon l’année prochaine!

Le compte-rendu de mon coéquipier de début de parcours et que j’ai abandonné à Sainte Catherine.

Le compte-rendu et la vidéo de Jipé, aka « Mais où est Charlie? »

Le compte-rendu. Ha non, la réaction à chaud de mon lièvre qui arrive à me faire croire qu’il est devant alors qu’il est derrière et qui finalement me passe devant sans qu’on s’en rende compte. Et parce que le Mangeur de Cailloux est beaucoup plus rapide pour faire la course que son CR.

La réaction à chaud de Grego qui a su puiser dans ses dernières ressources pour atteindre son objectif.

Lolotrail, un blogrunner que je rencontrais pour la première fois!

Le CR de Nico avec qui j’ai partagé tout le début d’aventure, jusqu’au franchissement de la ligne de départ.

Les premiers retours des blogrunners de la Runnosphère qui étaient sur la Saintélyon.

Dossiers

Mon équipement complet

Ma consommation de barres, gels et boissons énergétiques

 

 

 

37 Commentaires

  1. TA Saintélyon 2013 fut sympa à lire.
    Cela donne envie de s’y frotter (oui, j’aime me frotter).
    Bravo pour ton résultat !

    Par contre je ne sais toujours pas si tu mets du gruyère dans tes pâtes…

    • Haha, on va voir ta trombine sur la Saintélyon l’année prochaine? Allez, c’est ta résolution 2014!
      Pour ce qui est du gruyère, je réponds à cette question qui te brûle les lèvres… dans un prochain article! 😉

  2. Bravo Greg, un beau et long CR pour une belle et longue course ! Quand je lis des récits comme le tien je retrouve toute l’essence de ce qui nous rassemble, quel que soit le kilométrage !

  3. Un grand bravo pour commencer. Cette partie de cache-cache commencée en 2011 ne semble pas prête de finir !
    On a quand même réussi à prendre le même TGV pour rentrer sur Paris, mais pas la même rame…
    J’étais tellement concentré sur ma prépa et ma course, que je n’avais pas vu que tu que tu étais si bien préparé et motivé pour accrocher ce beau chrono !
    C’est vraiment dommage que l’on ait pas pu plus courir ensemble, même si c’est vraiment très compliqué sur ces longues distances, avec le monde, la nuit (tous les coureurs sont gris !) et les coups de mou / pics de forme que chacun attrape à un moment différent.

    • Merci mister Djo, bravo à toi aussi!
      Pour ce qui est de motivation, je le suis toujours quand je porte un dossard. Pour la prépa, c’était pas trop ça. Je pense que j’aurai pu être bien devant toi si je l’avais préparé à fond! ;D
      J’en parlais à ma femme de ce croisement loupé. On aurait pu finir ensemble les 20 dernières bornes!! C’est vraiment dommage! 75bornes pour se louper à 2 minutes près, si ça, c’est pas con…
      Bon, on remet ça en 2014?

  4. Bravo à toi! ça donne vraiment envie, mais 75km je suis très loin de pouvoir les avaler ^^
    Merci pour ton CR.

  5. Bravo Greg, très belle perf ! En relais cette année pour moi, sympa aussi mais la tentation est forte d’y revenir en solo l’an prochain. Bon repos et au plaisir de te recroiser sur quelques courses parisiennes en 2014 !

    • Merci beaucoup François!
      Cela doit être frustrant de la faire en relais. La solo est vraiment magique, et donne toute sa saveur une fois la ligne franchie!
      A bientôt!

  6. Bravo Greg pour cette formidable course.
    ça donne envie

  7. Bravo Greg
    Un mental d’acier ,tu as fais une trés belle course.
    un trés beau recit merci et je te soughaite plein autre belle course.

  8. Ils en parlent aussi: Saintélyon 2013, jusqu’au bout de la nuit |

  9. Génial ce CR !!
    Et je confirme, on a eu droit à ses « blagues à deux francs six sous » !!
    Bravo Greg, super course !!

  10. Bravo c’était solide. J’aurais au moins eu le temps de partager une pause pipi avec toi 😉

    • Merci, bravo à toi aussi. Tu m’as impressionné sur cette course. Faudra travaillé les descentes et le patinage artistique. Je penses que tu as perdu des points sur des « Drag and Drop ».
      Sinon, faire un pipi sous le ciel étoilé, c’est toute la magie de la Sainté, non?! 😀

  11. bravo pour ta course! tu as bien maitrisé les difficultés et elles étaient nombreuses, content de vous avoir vu furtivement

  12. Ils en parlent aussi: Saintélyon 2013 – Récit | Noostromo Running Blog

  13. Bravo Greg! Une belle performance et un super CR! Cela me donne envie pour 2014!! Bon repos maintenant !

  14. Ils en parlent aussi: CR : ma (trop petite) Saintélyon en relais à 4 | Endomorfun

  15. Tu as bien mérité un peu de repos maintenant !
    Un long récit comme celui-là donne forcément envie de courir un peu après… a bientôt !

    • Le repos est de rigueur, mais mes jambes et mes petons me démangent! Hâte d’être en 2014!!
      Quand est-ce qu’on arrive à se retrouver sur une ligne de départ?

  16. Ils en parlent aussi: Saintélyon: mes barres, mes gels et mon hydratation | Greg Runner

  17. hello !

    j’ai du te voir passer ! j’étais vers 8h sur le dernier pont pour vous encourager 🙂

    Tu as eu une belle année 2013, moins de volume mais de belles réalisations. Tu as su arriver en forme pour la SaintéLyon avec un volume d’entrainement assez faible. La qualité du coaching de JPM doit y être pour quelque chose 🙂

    bye

    (PS smashrun vient de développer une version PRO, y’a des trucs sympas…)

  18. Ils en parlent aussi: Saintélyon 2013 : le récit d’une aventure nocturne. | Grégo On The Run

  19. Ils en parlent aussi: La Saintélyon vue du côté presse

  20. Ils en parlent aussi: SaintéLyon 2013 - Récit - Mangeur de Cailloux

  21. Waouh bravo ce CR laisse rêveur !
    Félicitions !

  22. Ils en parlent aussi: Saintélyon, Trail au clair de lune - milepaKr

  23. Ils en parlent aussi: Saintélyon, Trail au clair de lune -

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