RECIT DE COURSE: mon premier triathlon avec la Team Polar

Triathlon de cannes 2014: la Team Polar

Ça faisait un an que l’idée de m’essayer au tri me trottait dans la tête. Aussi, quand Polar m’a proposé via l’agence Bernascom de rejoindre sa Team pour faire le triathlon de Cannes, je n’ai pas hésité.

Polar lance une nouvelle montre cardio/GPS multisport: la V800. Et pour le lancement de ce petit bijou, Polar ne fait pas les choses à moitié: une trentaine de journalistes (et blogueurs) internationaux sont conviés au triathlon de Cannes, dont une dizaine de français. Il ne s’agira pas d’assister uniquement à des conférences de presse et des présentations du produit. Pour ces journalistes, il sera demandé de tester le produit en situation sur le triathlon. Bon, on nous laisse tout de même le choix entre le parcours M et le parcours L…

En pleine prépa Ecotrail 80km, mon coach Vincent Viet me faisait enchainer des séances de course à pied et de vélo. Une fois par semaine, j’ai ajouté une séance de natation à la piscine des Halles pour cumuler des longueurs. Ce qui me semblait suffisant pour préparer un triathlon dont les seuls objectifs sont de s’amuser et de prendre du plaisir!

Après mon abandon sur l’Ecotrail de Paris, même si les analyses m’ont permis de comprendre mon échec, il était important de s’occuper de mon moral et de reprendre confiance. Le triathlon tombe à point nommé!

La Team Polar FranceVendredi, je retrouve une partie des journalistes ainsi que des blogueurs à l’aéroport de Paris Orly qui composeront la Polar Team du week-end. Polar a fait un sacré pari puisque la marque n’a pas souhaité composer une équipe comprenant uniquement des triathlètes mais aussi des « spécialistes » de chacune des 3 activités du triathlon. Je me retrouve ainsi avec des blogueurs tels que Jean-Pierre de Run Reporter Run, Fabrice de Runonline mais aussi Christelle de Duathlon Spirit, triathlète accomplie en pleine prépa de l’Ironman de Francfort. Côté journalistes, il y a Fred le talentueux photographe running, Stéphane de Runner’s World ou encore Engerrand de Joggeur pour la running, mais aussi Gilbert de RMC Sport, Philippe de vélo1001.com et Frédéric le spécialiste du cyclisme. Sans oublier Elodie de l’agence Bernascom qui va être une véritable « maman » pour nous tout le week-end.

Nous avons tous au poignet la V800 que nous avons reçu quelques jours avant le départ, nous pouvons décoller.

Présentation Polar V800Nous arrivons à Cannes, accueillis par François puis Cyril. Nous déposons nos valises à l’hôtel avant d’enchainer par une présentation de Polar et de V800. On en profite pour rencontrer Frederik Van Lierde, le champion du monde Ironman 2013. De nationalité belge, il consacre plusieurs minutes à la Team Polar pour donner quelques conseils et nous parler de son expérience.

Nous enchaînons par un cocktail d’accueil pendant lequel Polar nous remet notre dotation de triathlète: un sac Polar comportant un pack Triathlon d’Overstim’s, une trifonction, un t-shirt running, un polo et une veste coupe-vente Polar ainsi qu’une casquette. On nous prête également une combinaison de natation, qui nous sera bien utile pour la première épreuve de dimanche.

A peine le temps d’essayer nos tenues dans nos chambres, que nous repartons pour le dîner. La journée a été rock’n roll, le week-end ne fait que commencer…

Veille de course

Test de la combinaison Dare2TriLe lendemain, à peine le petit déjeuner englouti, nous nous dirigeons au bord de l’eau pour tester nos combinaisons et goûter à la Méditerranée. Christelle, la super triathlète de notre Team, nous prodigue de précieux conseils. Je bois ses paroles: comment mettre la combi, le bonnet, les lunettes… Où mettre de la vaseline, enlever l’alliance (on ne sait jamais qui on va rencontrer en pleine mer) afin de ne pas la perdre à cause du froid, laisser la manche par dessus la montre, le coup d’une gourde remplie d’eau pour rincer les pieds à la sortie de l’eau… Je me rends compte que, outre la maîtrise de chaque discipline, il faut être superbement organisé pour effectuer les transitions.

Lorsque j’entre dans l’eau, je suis surpris par la flottaison, et le froid de l’eau. Je dois faire quelques mouvements pour que mes muscles deviennent un peu moins raides par l’eau à 14°C. Je nage en crawl pour m’habituer à l’environnement, tout autre que celui à la piscine des Halles. Je me base sur une nage à un cycle de bras pour prendre ma respiration. Puis je sors de l’eau car je sens que ma combinaison commence à m’irriter la nuque (d’où l’importance de la vaseline).

A peine le temps de rentrer dans ma chambre pour rincer ma combi et la faire sécher, que je repars avec mes Zoot Ultra TT 7.0 pour un petit run avec une partie de la Team jusqu’au village des exposants. J’y retrouve Greg De Mulebar. Puis j’en profite pour m’acheter de nouvelles électrodes pour mon Compex.

Repos du guerrier avant la batailleOn passe un peu de temps sur le village puis nous retournons à l’hôtel. Le programme est chargé, et nous avons rendez-vous sur une île pour le déjeuner. Pendant le repas, nous discutons bien entendu de triathlon. Nous faisons des tests de la V800 sur l’activité Triathlon, histoire de la prendre bien en main et de ne pas galérer pendant la course. Celle-ci a la particularité de prendre en compte les temps de transition. Christelle nous procure toujours autant de conseils grâce à sa riche expérience et Polar nous remet une checklist de tout ce que nous devons prendre et mettre dans nos sacs de transition.

Nous avons un petit temps libre après le repas; j’en profite pour faire une sieste…

Préparation du matériel

T'as le Look, coco!De retour sur le continent, les choses sérieuses commencent. Il faut préparer nos affaires pour la course de demain et notamment les sacs de transition. Tout commence par la récupération de notre vélo. Nous nous retrouvons à un atelier Look improvisé sur un parking pour récupérer nos formules 1. Celui qu’on me propose est tout simplement une tuerie: ultra-léger, les vitesses automatiques passent en un mouvement de doigt. Mais on me le personnalise. N’ayant pas de chaussures à fixation automatiques, j’ai droit aux pédales plates. Cela me convient parfaitement. Dernier réglage de la selle et je peux me rendre avec les collègues de la Team sur le stand Polar du village des exposants, tout en roulant des mécaniques avec mon « Look ».

La seconde partie de la préparation est la plus importante: préparer les sacs de transition. Nous avons droit à 3 sacs: la sac streatwear que je remettrai au matin de la course avec toutes mes affaires de rechange après la course, le sac « bike » à prendre dès la sortie de l’eau, puis le sac « run » après la session cyclisme.

Aussi, nous devons préparer les sac bike et run, afin de les mettre en place. Une fois remis, il ne sera plus possible d’ajouter quoique ce soit dans ces sacs. La pression monte, il ne faut rien oublier. Heureusement, Christelle supervise la teamp Polar France et contrôle pour qu’on n’oublie rien. Dans le sac bike, j’y mets une gourde d’eau pour rincer les pieds et rincer la bouche, une serviette, mes chaussures de running Zoot (rappel: je n’ai pas pédales automatiques), des gels et barres énergétiques, le dossard installé sur une ceinture porte-dossard avec le dossard fixé en trois points, le casque avec les 3 étiquettes comportant mon numéro de dossard, les gante et les lunettes de soleil. Dans le sac « run », c’est beaucoup plus simple: une casquette et 2 gels. C’est bon, on peut tout déposer.

Au tour du vélo: une fois l’étiquette posée sur la tige de la selle, je peux me rendre avec mes compères au parc à vélos. Le rangement se fait par ordre des dossards. Aussi, la Team Polar est regroupée dans le même coin. J’ai laissé mes barres et gels dans mon sac bike. Il aurait été plus judicieux apparemment de les scotcher sur le cadre du vélo. Ce n’est pas grave, ça ne me panique pas plus que cela. Dernière photo de ma machine de guerre et nous sortons définitivement de l’enclos cycles.

Nous dînons rapidement nos plats de pâtes pour pouvoir retrouver nos chambres plus tôt. Pour les triathlètes du long, le départ sera à 8h. Certains camarades iront voir le départ. Pour ma part, je préfère optimiser mon temps de repos.

photo 7De retour dans ma chambre, je prépare ma valise pour être prêt à partir le lendemain, puis mon sac qui me permettra de me changer après la course. Je finis par la préparation de ma trifonction, ma combinaison, et… Je ne trouve plus mes lunettes de natation. Impossible de mettre la main dessus. Je défais toute ma valise ainsi que mon sac, inutilement. Finalement, je finis par me dire que je les ai oubliées sur la plage ce matin. J’appelle donc Elodie, qui me rassure en me disant qu’elle a une seconde paire pour moi. Je peux dormir tranquille…

Jour de course

Alors qu’une partie de la Team Polar participe ou assiste au départ de la version L de la compétition, je retrouve Stéphane et Jipé dans la salle du petit déjeuner. Nous avons préféré nous reposer pour notre premier triathlon. Puis le check out réalisé, nous quittons l’hôtel avec notre tenue pour la première épreuve.

Dernier check point au parc à vélosAu village des exposants, nous établissons le campement sur le stand Polar. Avec Stéphane, nous déposons nos gourdes sur nos vélo.

Sur le stand, la pression monte. Progressivement, nous commençons à enfiler nos combinaisons. Cyril passe avec le tube de vaseline dans les rangs. J’en prends une noisette pour l’étaler au niveau de la nuque. Hier matin, les frottements de la combinaison avec l’eau salée avaient commencé à irriter cette partie, donc autant éviter les éventuels désagréments.

La Team Polar est prête. Une dernière petite photo et nous nous rendons vers la plage, histoire de faire trempette…

En arrivant sur la plage, nous apprenons qu’il y avait des méduses dans l’eau lors du départ du long, il y a 2h30. Mais au micro, on nous annonce qu’elles sont parties. Bien que j’en ai une pile poil devant moi… Beurk!

Allez hop, on mouille la combi. La mer est translucide. J’effectue quelques mètres puis je reviens au bord. Étant donné que je ne suis pas un grand nageur, je préfère réserver mon énergie pour le 1000 mètres…

 direction ligne de départ

Run Reporter Run, Runonline et Greg RunnerPuis nous nous rendons vers la ligne de départ. Cyril nous encourage une dernière fois. Sur le chemin, je découvre Johan, membre sudiste de la Runnosphère, qui me saute dessus. Je suis surpris et trop content. C’est un des rares blogueurs de l’asso que je n’ai pas encore rencontré. Je ne comprends même pas comment il a pu me reconnaître au milieu de tous ces nageurs en combinaison. J’appelle Fabrice, puis Jipé nous rejoint. Il nous prend en photo. Mais nous n’avons que très peu de temps pour discuter, car le départ va bientôt être donné. Nous entrons dans le sas.

C’est parti pour le grand bain!

Pour ma part, la stratégie est simple. Partir derrière et sur le côté extérieur, histoire de ne pas me noyer dans la fameuse machine à laver. Cette stratégie est adoptée également par Fabrice et Stéphane. A peine le temps de nous encourager que le coup de feu est donné. Mon premier triathlon est lancé…

J’avoue avoir du mal à trouver mes repères. Je prends ma respiration à chaque cycle de bras. Pour une première fois dans le grand bain, je préfère assurer la sécurité. Ca ne se bouscule pas tant que ça finalement. Bon, il faut dire aussi que de temps en temps, je sors complètement du peloton, et donc de la trajectoire optimale. La première bouée est passée. Le seconde est en ligne de mire. Mais cette fois, pas de carreaux au fond du bassin avec une ligne bleue pour suivre la trajectoire. Je ne suis pas habitué à naviguer à la sensation et du coup, je pars dans tous les sens.

Transition natation/vélo lors du triathlon de CannesLa seconde bouée vient d’être passée.  Je commence à trouver mon allure. Je veille à bien être le plus droit et le plus gainé possible. Ma respiration est plutôt bonne et je ne m’arrête pas. Troisième bouée. J’ai pris mes marques. Je respire même tous les 1,5 cycles pour accélérer progressivement. Finalement, j’arrive sur la plage au bout de 25minutes, ce que j’avais estimé. Je suis content. Tout en courant, je tire sur l’ouverture dans le dos de ma combinaison. Johan est toujours là et immortalise le moment. Ça donne la patate de voir sa trombine avec une grande banane!

Transition 1

Mon sac de transition pour le vélo est tout au bout du passage. Des personnes se changent en plein milieu (bien qu’ils devraient le faire dans une zone prévue à cet effet). Arrivé au bout, je reviens sur mes pas. Je cherche mon sac. Je galère un peu et je finis par le trouver. Je me positionne sur le côté. Je vide le sac devant moi et je baisse ma combinaison sur les chevilles, je mets mes lunettes et je fixe mon casque sur ma tête pendant que mes pieds essaient de s’extirper de la combi. Je mets la combi dans le sac, j’arrose mes pieds avec de l’eau clair puis je les essuie pour éviter tout grain de sable dans les chaussures. J’enfile mes Zoots en deux temps trois mouvements puis j’attache le porte-dossard dans le dos. Je glisse les gels et barres énergétiques dans le dos de ma trifonction. Puis je prends mon sac et mes mitaines pour filer vers le parc à vélo. Je balance mon sac dans la drop zone et tout en courant, j’enfile les mitaines. Je prends mon vélo tout en regardant si je ne vois pas un visage que je connais dans le coin. Puis je file pour sortir du parc à vélo. Johan m’encourage une nouvelle fois. Je vois après la ligne que de nombreux athlètes essaient de fixer leurs pédales automatiques. Moi, j’arrive et je saute directement sur le vélo pour partir à toute vitesse. Temps de transition: 4min47sec. Et 5 à 6 coureurs doublés en un coup grâce à mes pédales plates…

Triathlon de Cannes - vélo50km de vélo

Pour le vélo, je sais que le parcours débute sur du plat pendant 3,5km. Les 6 premières minutes se font donc à 33km/h. Puis la course commence avec une longue montée sur 5km. J’en chie pas mal, mais j’essaie de gérer et je me débrouille pas si mal. Je double de temps en temps un vélo, et je me fais doubler ensuite pas des mobylettes. Ah non, ce sont bien des cyclistes…

Dès que le plat et les descentes arrivent, je peux enclencher mes vitesses pour accélérer. Il n’y a que sur ces portions que je peux rattraper quelques secondes perdues dans les ascensions. Sur les 12 kilomètres qui suivent, nous enchaînons 3 bosses. Dans la dernière descente, je doublerai même une voiture à plus de 60km/h. Mais on enchaine avec une nouvelle ascension qui dure 8km, après avoir profité d’un morceau de banane et d’un peu d’eau au seul ravitaillement de cette épreuve. J’ai très chaud et je transpire beaucoup. Du coup, je bois beaucoup, tantôt de l’eau, tantôt de la boisson énergétique. De temps en temps, un arbitre à l’arrière d’une moto passe. Je veille à ne pas drafter, technique qui consiste à se mettre dans la roue du cycliste devant afin de bénéficier de son aspiration. Le règlement est strict et nous ne pouvons pas être alignés derrière un coureur 10 mètres derrière lui. Je trouve cette distance énorme. Mais je veille pour ne pas être en infraction.

Arrivé au point culminant, je peux enfin bénéficier d’une descente. J’en profite pour prendre un gel et un peu d’eau. Je sens que mes jambes et mes mollets deviennent durs. Les crampes viennent facilement en ce moment. J’avais déjà été surpris lors de l’Ecotrail. Pour l’instant, elles ne sont pas encore là, mais je sais que je vais devoir faire avec à un moment ou un autre. Du coup, je suis moins rapide en descente, à un moyenne de 40km/h. En même temps, il faut être un peu plus prudent car les virages s’enchainent un peu plus rapidement. Au 35ème km, nouvelle montée que j’avale comme je peux. Arrivé en haut, la crampe est là et je bénis mes pédales plates. Je peux alors tendre ma jambe sur le côté, ce qui fait aussitôt passer la crampe.

Descente à nouveau, je découvre une nana allongée sur le bitume, avec 2 cyclistes à ses côtés qui s’occupent d’elle. Quelques mètres plus loin, nous signalons aux bénévoles la chute.  Au 38ème km, c’est la dernière ascension du parcours. Je repousse comme je peux les crampes. Je suis sur le plateau le plus bas. Je veux monter encore d’un pignon sur la fin de la montée, mais je suis déjà au bout. Je force et je continue d’avancer. La crampe se réveille, j’étire ma jambe. Toujours dans mon élan, on me double tout doucement le temps que je m’étire. Un autre coureur est carrément descendu de son vélo pour s’étirer sur le côté. Moi, je reste en selle, j’alterne toujours entre mes boissons dans mes bidons de 750ml. Ils commencent tous deux à se vider. Puis la pente s’incline doucement. Cette fois, il n’y aura que de la descente; plus de montées. Je pédale mais tout en restant vigilent. La route est mauvaise et les virages sont souvent sans visibilité et à 360 degrés. Et comme nous le rappelle un bénévole, nous devons faire attention car la circulation n’a pas été coupée.

Les 5 km de descente se font ainsi à une vitesse moyenne de 40km/h. Une fois sur le plat, j’essaie de maintenir une bonne allure sans pour autant rentrer dans le rouge. Je m’hydrate en préparation pour l’activité suivante. Un coureur essaie de me doubler mais avec mon bolide, il ne fait pas plus de 50 mètres devant moi.

Transition 2

Triathlon de Cannes: course à piedJ’entre dans la zone de transition après 1h51min37sec et 50km de vélo. Lorsque je descends de la selle, j’ai les jambes dures comme du bois, mais je trottine en entrant dans la parc à vélos. Je laisse ma monture à un bénévole pour ressortir de l’enclos aussi rapidement. Avant de récupérer mon sac de transition, je m’arrête pensant que mon petit déjeuner allait faire une désagréable apparition. Mais finalement, tout va bien et je repars aussitôt. Je galère encore une fois pour trouver mon sac. Je passe mon dossard sur l’avant, j’enlève les mitaines et mon casque pour les mettre dans mon sac « bike ». Après avoir enfilé ma casquette, je repars avec un gel que je prends aussitôt et un gel boost au cas où.

Dernier

Je ressors de la zone de transition en moins de 1min40. François, de Polar, m’encourage à ce moment là en me rappelant que je suis sur mon terrain maintenant. Et les jambes répondent pas mal effectivement. Je prends un gobelet d’eau dans lequel je bois deux gorgées pour faire passer le gel puis je me verse le reste sur le crâne. Je peux enchaîner les pas et je boucle le premier km en 4min05. Je suis content de mon allure mais soudain, mes jambes me rappellent qu’elles ont bossé avant et des crampes se réveillent. Je ralentis la cadence à mon allure marathon. Les 3km suivants sont ainsi courus à 4min20/km. Au moment de passer le premier tour, je ralentis un peu, ne comprenant pas où je dois aller exactement. La lucidité n’est plus trop là, mais un bénévole m’aiguille aussitôt: file de gauche. Une bénévole postée dans un passage entre 2 barrières me donne alors un chouchou bleu que j’enfile au poignet. Il valide mon premier des deux tours à parcourir pour boucler les 8km.

Sur le trajet, je croise les journalistes équipés Polar que j’encourage. Je double beaucoup mais il est difficile de savoir si ce sont les coureurs du L, et si ce sont ceux du M, sont-ils à leur première boucle ou leur second? Peu importe, je poursuis sur mon allure: 4min21/km pour le km6, 4min23 pour le KM7. J’encourage Fabrice, Frédéric, Elodie que je croise en sens inverse…

Dernier km. Je suis lancé mais les crampes se font de plus en plus ressentir, et le groupe de collégiens qui traverse sans regarder m’obligent à pratiquement m’arrêter. Lorsque je relance, la crampe derrière la jambe explose. Je ralentis mon allure, je souffle puis j’accélère progressivement. Mon pass VIP (chouchou bleu) me permet d’accéder au tapis rouge installé sur la croisette, qui mène directement vers l’arche d’arrivée. J’accélère comme je peux et je termine mon premier triathlon en 2h59min15sec à la 212ème place sur 436 arrivants. J’ai mis 35min15sec pour faire mes 8km de course à pied.

Arrivée au triathlon de CannesA l’arrivée, mais jambes ne veulent pas m’arrêter et je percute (gentiment) quelques personnes (il y a des pompom girls et des bénévoles). On me remet la médaille autour du cou. François m’accueille et me prend en photo. Il me demande si j’ai coupé le chrono et s’occupe de le stopper dès que je réponds que non. J’ai les jambes tétanisées mais je suis content d’avoir été au bout. En moins de 3h en plus! Je vide la bouteille d’eau que j’ai dans les mains avant qu’on ne m’en remette une seconde.

J’attends maintenant dans le sas d’arrivée mes coéquipiers du jour. Je félicite tout d’abord Gilbert. J’accueille ensuite Fabrice puis Frédéric qui s’est payé le luxe de faire un tour de circuit supplémentaire. Elodie franchit la ligne avec les bras vers le ciel, ajoutant un nouveau triathlon à son palmarès.

Triathlon de Cannes: arrivée

Je commence à avoir un peu froid et après avoir passé plus de 20 minutes à accueillir les coureurs, je décide de me rendre vers le stand Polar.

J’y retrouve Jipé qui me félicite pour mon temps, surpris de mon chrono d’ailleurs. Je suis content de savoir que j’ai fait une belle performance. J’enfile ma veste et avec Elodie, nous partons profiter du buffet mis à notre disposition. Un plat de pâtes pour moi avec quelques carottes et concombres. Puis un second plat, avant de me diriger… vers la pompe à bière. Puis je retrouve toute le team sur le stand Polar et nous revivons notre grande épreuve du jour.

Mais nous devons commencer à nous presser. Nous avons tout notre matériel à récupérer (sacs de transition, combi, vélo), pour ensuite le rendre ensuite à Polar.

Nous repartons par avion le soir même, content de notre journée et bien entendu, triathlètes.

Les stats de ma Polar V800

Remerciements

L’équipe Polar, pour m’avoir permis de découvrir leur nouvelle montre V800 dans des conditions à coupler le souffle. Réaliser un premier triathlon dans ces conditions, je ne pouvais pas rêver mieux, tant sur le plan organisationnel que sur le plan humain.
L’agence Bernascom, toujours au top, qui sait toujours bien s’occuper des journalistes et des blogueurs!
Les organisateurs du triathlon de Cannes, ainsi que les bénévoles; l’événement était vraiment au top.
Christelle de Duathlon Spirit, pour ses précieux conseils et sa disponibilité.
Johan, pour avoir fait le déplacement et m’avoir encouragé sur le parcours, mais également pour les superbes photos qu’il a prises.

Le récit des blogueurs de la Team Polar:

Fabrice: http://runonline.wordpress.com/2014/04/17/triathlon-international-de-cannes-avec-la-team-presse-polar/
Christelle: http://www.duathlon-spirit.fr/index.php/ironwoman/399-ma-course-sous-les-couleurs-de-polar
Jean-Pierre: http://runreporterrun.wordpress.com/2014/04/16/triathlon-international-de-cannes/

27 Comments

  1. Bravo Greg. Une première expérience concluante et… qui en appelle d’autres ! 😉

    • Merci David. Pour les prochaines, je suis effectivement tenté, mais ca ne s’intègre pas dans mon programme de runner pour le moment (et encore moins dans le programme familial). On verra en fonction des opportunités… 😀

  2. Plein d’inspiration et d’infos dans cet article. Merci Greg. Je vois que le tri ne s’improvise pas 🙂 Bon je vais démarrer plus petit, à mon niveau, par des Sprint plutôt qu’un M. Mais j’ai du coup plein de questions et de pistes à bosser après lecture de ce récit. Et bravo pour la performance !!!

  3. bravo à toi !!! impressionnant pour une 1ere !!! et quel recit !!! merci !!

  4. Comme quoi, la légende qui veut que les premières fois sont douloureuses est vraie.
    Bravo à toi en tout cas !

  5. Bravo pour ce premier triathlon. Super temps au passage. J’espère que tu as pris beaucoup de plaisir et que ça te donnera envie d’en refaire. Moi en tout cas j’ai hâte d’en finir avec ma prépa marathon pour me remettre dans le tri, et encore plus après ce récit.

  6. Salut Greg,

    Bravo pour ce premier Tri, une belle expérience que tu nous fait revivre. Il faut dire que tu as pu y participer dans des conditions top (membre du team Polar, la classe…). Pour ma part, je crois je ne m’alignerai jamais sur un tri, trop nul en natation.

  7. Pour une première c’est un,e belle première!
    Et puis raconté comme ça ça donne envie de faire du triathlon! (bon ok peut-être pas tout l’entrainement qu’il faut faire à côté! )

    Bravo en tous cas pour cette première qui en appelle d’autres! 🙂

    • C’est clair que l’entrainement est parfois un peu prenant, surtout le vélo! Mais au final, enchainer les 3 épreuves est un vrai plaisir!

  8. bravo pour ce 1er Tri!et Merci pour ce CR plein de détails et très enrichissant

  9. Bravo Greg ! Autant pour ce récit très inspirant que pour la perf ! Maintenant, tu as tout ce qu’il te faut pour refaire du tri :-).
    Purée, le 1er tri, ça me ramène presque 15 ans en arrière… Ça ne rajeunit pas mais ça fait du bien !
    J’espère en tout cas que les qq conseils de @NipSports t’auront servi.
    ++
    Ermanno

  10. Pour une première, quelle première ! Bravo et merci pour ce récit superbement bien détaillé !
    A bientôt 😉

  11. Félicitations pour cette performance et ce recit qui motive à devenir triathlète!

  12. C’est toujours drôle de lire le CR des copains avec qui on a passé le WE…le point de vue, les choses différentes qui nous nous ont marquées.
    Je suis content de l’avoir fait avec vous tous en cas et pour notre première compétition commune, je suis finalement très heureux que cela se soit déroulé à Cannes, pour notre 1er triathlon 🙂 Bravo à toi.

  13. C’est une nouvelle belle expérience. Bravo à toi Greg.

  14. Pingback: Runnosphere.org - Trail du Roc des Mates, Humarathon, Championnat de France de 10km et Triathlon de Cannes

  15. Très beau récit et super temps! Ton vélo est un véritable bijou 🙂

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