RECIT: 100km de Millau – une aventure incroyable!


100km de Millau 2014: récit d'une aventure

100km de Millau: la distance peut faire peur ou rêver. Mais le challenge absolu c’est de courir ces 100 kilomètres à Millau, La Mecque du centbornard.

Depuis un an, je prépare cet objectif. D’abord, il a fallu me trouver mon accompagnateur vélo, sans qui il est très difficile d’arriver au bout. Je me suis tourné vers Julien, alias Julos, et il a tout de suite été partant pour rejoindre projet. Les entraînements tout au long de l’année se font dans le but d’arriver au bout des 100km. A la fin du mois d’août, c’est la grande répétition avec Julien sur les 50km de la Sologne des Rivières. Cette course se passe parfaitement bien et nous n’avons que quelques petits réglages à faire pour être au top sur la course mythique.

Les semaines qui précèdent sont un peu stressantes car mon genou gauche me fait un peu mal. J’ai plusieurs séances chez l’osthéo, dont une, 2 jours avant le grand jour. Je croise les doigts pour que celui-ci tienne pendant la course.

Veille des 100km de Millau

Je pars de Paris assez tard. Le train est à 11h. Il m’emmène à Lyon, où Julien m’attend. J’ai du mal à me concentrer pendant le trajet, ma tête est déjà à Millau. Depuis longtemps déjà.

A Lyon, Julien tarde un peu, mais nous sommes finalement en route pour rejoindre notre destination. On parle de tout, mais surtout de la course. 4 heures de route et nous découvrons le fameux Viaduc, se dressant fièrement derrière la ville de Millau. Nous nous rendons directement au Parc pour retirer nos dossards. Mauvaise synchronisation, je ne vois ni @NolwennFuyons, ni @RunnerLife35. Nous posons nos questions aux bénévoles puis nous rejoignons notre hôtel.

L’hôtel est juste à côté du bowling. Nous pouvons y dîner et y déjeuner ce qui est parfait. Nous déchargeons la voiture et apportons toutes les affaires dans la chambre, même le vélo. Je sors mes affaires que je mettrai le lendemain, mes affaires chaudes si j’étais amené à finir la course tardivement, mes affaires pour l’après-course et toute l’alimentation. Je briefe Julien une nouvelle fois sur ce que je bois et ce que je mange, ce qui lui permet de préparer au mieux son sac et son panier. Pendant ce temps, je prépare les sandwichs pain brioché/jambon/fromage pour moi et mon accompagnateur qui nous serviront pour le déjeuner le lendemain.

Après avoir dîné notre poulet / pâtes, Julos termine la préparation de son vélo pendant que moi, je me fais tranquillement une séance de Compex allongé sur le lit. Nous éteignons les lumières avant 23h. Demain, la journée sera longue.

100km de Millau: la préparation à la course

Millau, Millau Grande

Lorsque le réveille sonne, à 7h, ce sont ces paroles que nous chantonnons sur un air de « Rio Grande » de Eddy Mitchell. Hauts les coeurs, aujourd’hui, nous allons vivre « Millau ». On enfile un jean et un t-shirt et nous prenons notre petit déjeuner. Des coureurs sont déjà attablés. Nous sommes détendus. Le stress était un peu plus palpable pendant la préparation de notre matériel. Là, nous n’avons plus qu’à nous aligner sur le départ puis à avancer.

Après le petit-déjeuner, nous nous préparons et nous nous rendons vers la ligne de départ. L’effervescence est là, et le petit coup de pression se faire sentir quand nous remontons l’allée bordée d’arbres, qui conduit au village de la course. Les coureurs et les vélos sont nombreux. On découvre sur certains vélos des caisses en bois fabriquées sur mesure pour l’événement.

Nous laissons le vélo de Julien à l’entrée de la salle et nous nous rendons au niveau des vestiaires pour y déposer mon sac avec mes affaires de rechange pour ce soir. Pendant que je remets mon sac au bénévole, un coureur juste à côté de moi m’interpelle. Il s’agit de Damien de Runner Life. On se présente nos accompagnateurs et nous discutions un peu. Les gars ont campé cette nuit, chose dont je serai incapable la veille d’une course. Surtout une course aussi importante.

Nous nous dirigeons vers la sortie, et nous nous séparons en nous souhaitant une bonne course. A la sortie du bâtiment, cette fois, c’est @NolwennFuyons qui nous interpelle. Elle a la patate et le fait qu’elle n’ait pas couru depuis 3 semaines à cause de son déménagement ne semble pas l’effrayer face à son adversaire du jour: le marathon. Nous nous souhaitons une bonne course et nous avançons.

Un peu plus loin, cette fois, c’est Stéphane que je retrouve. Il en est à son deuxième 100km de Millau. On se fait un petit selfy ensemble et nous retournons chacun dans notre coin, Stéphane ayant son accompagnatrice à retrouver. Julien se prépare doucement; à 9h15, tous les accompagnateurs vélo auront quitté le village pour attendre les coureurs au 7ème km. Dernière photo, et la prochaine fois qu’on se voit, la course sera lancée!

Je me dirige à mon tour à l’entrée du parc. A 9h30, la fanfare se met à jouer pour nous emmener vers la ligne de départ. Nous la suivons dans une marche solennelle. Dix minutes avant le départ, la foule de coureurs s’immobilise devant la ligne. Les officiels prennent la parole, puis, en hommage à Hervé Gourdel, nous faisons non pas une minute de silence, mais une minute d’applaudissements.

Puis le temps est au décompte. 5, 4, 3, 2, 1… C’est parti!

100km de Millau: avant le départ

En route pour l’histoire

On y est, ça y est, je foule le bitume de ce fameux et mythique 100km de Millau. C’est un grand moment, mais je reste concentré. Tout peut arriver sur cette course. Je pars à une allure d’endurance fondamentale sous le ciel bleu millavois. En sortant de la ville, je vois au loin un coureur avec un t-shirt floqué Univers Running. Je m’en approche. Je ne suis pas sûr de son identité mais je tente une salutation. Il s’agit bien de Pascal, qui a pour objectif de passer sous les 9h. Nous n’échangeons que très peu, car nous sommes tous deux très concentrés. Je le laisse alors filer devant.

Nous dépassons la ville d’Aguessac. C’est le moment de retrouver les accompagnateurs vélos. Pour moi, c’est très simple, il s’agit de la première zone, sur le côté gauche, repère mis en place en fonction du numéro de dossard. Je retrouve Julien qui n’est pas dans les starting blocks mais qui me filme tout en m’encourageant.

Les accompagnateurs sont nombreux de chaque côté de la route, silencieux, guettant le visage du coureur tant attendu, stressant à l’idée de ne pas le voir passer. J’entends sur le côté une femme qui dit à son voisin « 100km, je ne pourrai jamais courir cette distance ». Je lui lance un rapide « Moi non plus » qui l’a fait rire…

Julien me rejoint. Je lui demande tout de suite un peu de boisson. Il faut s’hydrater dès le départ régulièrement.

Nous traversons des villages très animés pour l’occasion, en arrière plan, le décor est sublime. Ce paysage des Grands Causses est marqué par quelques fortifications, dominant la vallée dans laquelle nous évoluons. Nous ressentons encore la fraîcheur de la rivière qui se situe à notre droite, le Tarn. J’ai déjà envie de m’y baigner. La journée s’annonce chaude.

Il y a des ravitaillements tous les 5km, autant dire que je ne m’y arrête pas à tous en ce début de parcours. Avec Julien à mes côtés, j’ai de quoi faire, mais je m’arrête de temps en temps à ces stands pour prendre 1 ou 2 abricots secs et 2-3 morceaux de banane. A ma demande, Julien me donne alternativement une gourde verte (Boisson énergétique Herbalife Prolong), une gourde noire (eau avec de l’Isostar Bicarbonates) et une gourde jaune (eau claire). Toutes les heures, je prends également de la Sporténine.

Un accompagnateur vélo tombe de son vélo juste devant moi. Son coureur se retourne et demande si il va bien. Il lui répond de continuer et se relève vite. Sa selle et son appareil photo jonchent le sol. Il se saisit de tout son matériel et se met sur le côté.

KM20: Nous traversons le Tarn. Nous avons juste le temps de prendre un rapide ravitaillement à Le Rozier et nous traversons une seconde rivière, plus petite, La Jonte. Une fois le petit pont de pierre franchi, la route prend un peu d’altitude. Je force ma respiration pour bien m’oxygéner et réduisant l’amplitude de mes foulées. Un mec avec un t-shirt bleu me double et jette son gel énergétique par terre, juste devant moi. Je l’invective, il me répond qu’il n’y avait pas de poubelle, sans plus de honte que cela. Je lui dis qu’il aurait très bien pu le garder dans ses mains jusqu’au prochain ravito. Le gars m’a bien énervé! Heureusement, un peu plus loin, dans une épingle, le public est bien présent. Je leur fais un signe pour avoir des encouragements, et la foule s’exécute. Il y a même du trombone (ou autre instrument à vent dans le même style) qui est joué pour soulever la foule. Ça fait vraiment plaisir et chaud au cœur.

100km de Millau: début de course

25km, 25% de fait!

Nous passons le 25ème kilomètre après 2h10 de course à la 119ème place. C’est parfait pour ce début de course, qui correspond à mon plan de course. Cependant, je ne suis pas à l’aise, les jambes ne répondent pas aussi bien que je souhaite. Julien me rappelle que j’ai été chez l’osthéo pour remettre mon genou deux jours avant et que cela joue peut-être. Dans tous les cas, je lui annonce que je changerai de chaussures au KM30.

La chaleur tape vraiment, on sent le bitume refléter la chaleur du soleil. La stratégie n’est plus de couper les virages mais de se mettre sur la partie la plus ombragée de la route, quand ombre il y a.

J’asperge régulièrement ma casquette d’eau, ainsi que la nuque.

KM30, Julien part devant et prépare mes chaussures de rechange. En moins de 30 secondes, j’ai une nouvelle paire au pied, Julien a fait un super boulot de logistique pour me faire perdre un minimum de temps. J’ai l’impression d’être une formule 1 qui fait un arrêt au stand. Le confort est bien meilleur, avec un dynamisme amoindri, mais plus souple. Ça tape moins.

Les kilomètres passent, je m’hydrate le plus régulièrement possible, mais les sensations ne sont pas au top. Les chevilles et les genoux n’ont pas l’air d’apprécier ce 100km de Millau…

Je m’enferme dans une bulle et je ralentis mon allure. Julien est juste derrière moi et sait que je ne suis pas au top. Je regroupe mentalement des images positives, je me rappelle pourquoi je suis là, tout ce que j’ai fait pour y arriver, mais malgré cela, ça reste dur. Il faut trouver des forces et je demande justement à Julien de sortir les mini-sandwichs. Après tout, l’heure du déjeuner est déjà bien entamée et il faut manger. Mes petits pains jambon-beurre préparés la veille passent tous seuls. Néanmoins, j’espace bien chacune de mes prises, en buvant bien entre chacune d’elles, pour ne pas me détraquer le bide.

Nous retrouvons la vie urbaine. Dans 2-3km, les marathoniens franchiront la ligne d’arrivée. L’envie de marcher fait son apparition, mais je refuse de m’y résoudre; je préfère attendre la prochaine côte, celle qui amène au pied du Viaduc de Millau. Mais pas maintenant.

En entrant dans Millau, je découvre que la ville vit au rythme de la course. Les personnes attablées au restaurant regardent au loin les numéros de dossards. Ils consultent leur listing qu’ils ont imprimé depuis le site des 100km de Millau et au passage du coureur l’encouragent par leur prénom. C’est fou!!

Sur l’avenue de la République, la foule se densifie et applaudit les coureurs qui se croisent. Je remonte l’allée bordée d’arbres que je rêve de remonter à nouveau dans 60km. Les spectateurs ont tous des mots d’encouragement à mon passage. Je poursuis le chemin qui mène à une  salle de ravitaillement (qui sera le lieu d’arrivée du 100km dans quelques heures) et je prends 2 verres de Saint Yorre au comptoir, et quelques fruits. Je viens de boucler mon marathon en 3h51min, je passe en 132ème position.

100km de Millau: passage au marathon

Marathon en 3h51

Je ressors de la salle et je retrouve Julien qui m’attend. A nouveau sur l’avenue de la République, cette fois dans l’autre sens et en légère descente, je me mets finalement à marcher. Les sensations ne sont décidément pas bonnes. Je me remets à courir, puis je marche à nouveau quelques mètres, pour finalement recourir pour de bon. Juste avant le pont qui nous permet de franchir Le Tarn, je vois un coureur qui ne va pas très bien, mains sur les genoux, avec deux personnes à côté de lui qui lui parlent. Je me dis que je ne suis pas le seul à ne pas être au top, mais que lui semble être bien pire que moi.

Je cours tout en cherchant l’ombre. Un peu plus loin, c’est l’église Saint Julien. Je dis à Julien que je compte sur lui pour faire une prière pour que je retrouve la forme. On rit, cela nous détend. Nous passons devant un restaurant où ma femme et moi avions dîner quelques années auparavant. Je suis toujours dans la recherche d’images positives.

Puis soudain, le Viaduc de Millau se dresse devant nous, suspendu en hauteur. C’est également la première difficulté du parcours. Impossible de courir dans cette longue montée, je me mets à marcher. Puis j’alterne course lente et marche pour avancer un minimum. Quelle chaleur!

Devant mois, un coureur est allongé par terre. Son accompagnateur l’aide à étirer ses jambes pour faire passer les crampes. Puis il essaie de le relever, mais en vain. J’arrive à sa hauteur et je l’aide à se lever. Il est mal en point. Il me remercie et je repars en trottinant.

On approche de la fin de cette foutue côte. Après un temps de réflexion, je décide de faire une pause au bord de la route, à l’ombre. Je le signale à Julien et nous cherchons un endroit où nous poser. Un peu plus loin, un arbuste fait l’affaire. Je m’assois, regardant les coureurs défiler devant. Punaise, qu’est-ce qu’il m’arrive?! Julien me donne la gourde d’eau. J’en bois et je m’arrose le crâne et le dos. J’en profite pour enlever définitivement mes manchons et je me masse les mollets. J’en profite aussi pour appeler mon épouse, Lucie. Je lui dis que je ne suis pas au top et elle fait avec moi la check list de ce que je dois faire pour aller mieux. Sa voix me fait du bien. Je me masse une nouvelle fois les mollets avant de me remettre en route. Je me suis arrêté 5 minutes et c’est dur de repartir. Mais un peu plus loin, les photographes mitraillent. Nous faisons bonne figure devant l’objectif.

Dans la descente, les foulées vont mieux même si ce n’est pas encore ça. Mais la descente se fait à une allure de course un peu plus rapide, proche des 11km/h. En arrivant à Saint George de Luzençon, je me ravitaille rapidement puis je me rends au niveau des masseurs. Deux jeunes femmes me prennent en charge pour me masser les mollets. Cela ne prend que quelques minutes mais suffit à bien drainer les mollets. Les quadriceps sont raides mais je me dis qu’ils vont pouvoir compter sur mes mollets revigorés pour se remettre d’aplomb. Pendant ce temps, Julien remplit les gourdes. Je change de tactique sur l’hydratation. Il remplace la boisson d’effort Herbalife Prolong par de la boisson de récupération Herbalife Rebuild Endurance. Cette idée me vient d’un échange que j’avais eu quelques mois auparavant avec la Vercors Sport Team . Un de leurs athlètes avait eu un coup de mou en plein milieu de sa Norseman, et remplacer la boisson d’effort par la boisson de récup’ l’avait métamorphosé.

Je quitte la ville en ayant de meilleures sensations. Je viens de courir les 6 derniers kilomètres en presque une heure! Nous attaquons maintenant un faux plat de 8km. Il fait toujours chaud, mais j’avance. J’alterne course et marche et je me débrouille pas mal. Je remonte quelques coureurs mais j’évite de courir malgré tout trop vite. J’ai une seconde vie, ce n’est pas une raison pour la cramer et me retrouver en galère dans 5 bornes.

Avec Julien on papote, il me lit les SMS qui me sont envoyés et les messages postés sur Facebook. Nous croisons les premiers, très concentrés, puis la première féminine en 6ème position. Elle a l’air étonnamment fraîche. Puis au km61, la pente se raidit pour un peu plus de 3km. J’alterne toujours marche rapide et course. Je remonte toujours des coureurs et même si je ne suis pas encore au top, ça fait du bien au moral. Après tout, je savais que ça allait être dur. Les 100km de Millau ne s’apprivoisent pas comme ça.

Enfin au sommet, la route tourne sur la gauche pour redescendre. Je fais une halte au ravito Ste Yorre/abricots/banane et je repars. La route descend pendant 5km. J’adore les descentes, et je sais que ma foulée est plutôt bonne sur ce type de terrain, quand certains cassent de la fibre musculaire à tout va. Cependant, ma foulée n’est pas comme d’habitude. Je suis un peu lourd, ma foulée n’est pas très naturelle. Je ne prends pas autant de plaisir que je voudrai, mais la sensation de vitesse est plaisante après plus de 10 bornes de montées. Je descends vers Saint Affrique à un peu moins de 12km/h. Cette descente est l’occasion de croiser de plus en plus de monde sur le retour.

100km de Millau: à mi-parcours

Saint Affrique et la résurrection

Saint Affrique apparaît enfin. Nous entrons dans la ville et devons encore poursuivre 1km avant d’arriver au ravito. Je bipe au KM71 après 7h16min56 de course et je pointe à la 151ème place. Mais ce classement, je ne le connais pas à ce moment là.

Au stand, je bois de la Saint Yorre ainsi que de la soupe. Je décide de m’asseoir en profitant de mes deux verres de soupe chaude. J’attends Julien qui se ravitaille également. Puis nous repartons, mais cette fois je marche. J’essaie de joindre Lucie, mais elle a oublié son portable.

Je discute avec un coureur tout en marchant. Je ne sais plus de quoi nous parlons. Puis il se remet à courir. Moi, je pose devant le panneau de sortie de Saint Affrique. Nous sommes sur le retour pour clôturer ces 100km de Millau.

La montée n’est pas si raide que cela et je pars en trottinant. L’allure est faible, pas plus de 5km/h. Mais nous avançons. Progressivement, et aussi incroyable que celui puisse paraître, je vais de mieux en mieux. La montée me semble passer plus vite que la descente. je passe rapidement au ravito, Julien fait le plein de bidons et y traîne un peu plus. Un dernier virage et je retrouve le plat. Je retrouve une belle foulée. Ce ne sont pas uniquement les sensations qui me le font constater mais les propos d’un supporter à sa femme quand je passe devant lui. Ca booste!

Julien me retrouve enfin. Je lui demande si il s’est fait un barbecue pour mettre autant de temps. Il avoue qu’il s’est gavé. Il faut dire que cela fait plus de 8h qu’il est sur son vélo mon Julos. Et faut qu’ils se nourrisse et s’hydrate aussi! Nous croisons Carole des Lapins Runners. Je l’encourage, mais elle a l’air d’être dans le dur et se concentre sur sa course.

Puis nous entamons la pente descendante. Cette fois, je retrouve ma foulée, celle que j’apprécie tant en descente. Je cours à environ 13,5km/h. Les coureurs que je croise et que je double hallucinent. Julien aussi, il a l’impression de ne pas suivre le même coureur. Je vis une véritable résurrection. Dans la descente, je croise des gueules que je connais. Il y a Damien de Runner Life à qui je tape dans les mains. Puis C’est Vincent Dogna qui m’interpelle. Et enfin Stéphane Stutz, qui semble être un peu plus dans le dur.

La pente s’adoucit, mais je tiens le rythme. Comme j’ai bu beaucoup d’eau, je stoppe toute de même 3 fois pour soulager ma vessie. Mais j’arrive aussitôt à repartir. Je viens de dépasser la plus longue distance que j’ai courue: 85km lors du Trail de Yonne. Et je poursuis.

Nous retrouvons Saint George de Luzençon. Des supporters en terrasse de café sont toujours aussi fervents. Ca fait plaisir. Je passe par le ravito en espérant trouver de la soupe, mais celle-ci n’est pas encore prête. Je passe au stand des masseurs pour les remercier de m’avoir remis sur pied à l’aller et je repars aussitôt.

Je réduis les foulées pour attaquer la dernière difficulté du parcours avant l’arrivée. Un petit coucou au panneau des 90 bornes et je repars en courant. La fin du tronçon devient un peu plus raide, je me remets à marcher. Mais lorsque la route s’aplatit de nouveau, je repars en courant. Arrivé au sommet, dernier arrêt pipi; je dis à Julien de profiter de ce moment pour sortir les lampes et frontales, la nuit va vite tomber. Il me demande à quelle place  j’estime que nous sommes et je lui réponds que nous devons être dans les 200 premiers. Je descends en courant et je ne m’arrêterait plus sur les 8 derniers kilomètres, avec une vitesse moyenne de 12 km/h. Finalement, très vite, j’enfile ma Petzl Nao pour éclairer le bitume. Les jambes répondent bien et je remets un coup de rein pour accélérer un peu. La descente est assez longue et pentue, mais je gère plutôt bien.

J’enchaîne les différents ronds points. Je passe devant le dernier ravito en serrant le virage. Le ravito étant sur l’extérieur, il est assez loin de moi. Pourtant, tous les bénévoles applaudissent et m’encouragent à mon passage. Une dernière petite descente. Il reste 3 kilomètres et Julien part devant pour avoir le temps de déposer son vélo avant que j’arrive. Nous voulons franchir la ligne d’arrivée ensemble car cela a été un vrai travail d’équipe  sur cette course. Je retrouve le plat. J’essaie de maintenir le rythme. Je me concentre sur mon souffle pour accélérer un peu plus à chaque foulée. Je double de nombreux coureurs. Le faux plat du dernier kilomètre, je ne le sens pas. J’y suis, et si je peux y arriver avant 10h30 de course, ce serait génial!

Devant moi, un coureur puise dans ses réserves, galvanisé par 3 accompagnateurs sur leur vélo. Je double par la droite. Une des nanas me dit que je dois me doper pour courir comme ça, ce qui a me fait sourire. Puis je l’entends encourager son coureur pour que celui-ci me rattrape. J’en profite pour mettre un coup de rein et courir le dernier demi kilomètre à 14km/h. J’entre dans le parc de la Victoire, pour aller chercher la mienne au bout de cette allée bordée d’arbres. Julien, d’abord surpris de me voir arriver si vite, me rejoins dans la course. Les spectateurs nous encouragent et applaudissent. La passerelle pour accéder au podium d’arrivée se présente à nous. Dernier virage et nous entrons dans la salle comble. Nous franchissons la ligne d’arrivée et je prends dans mes bras Julien en le remerciant.

La cerise sur Millau

Pendant ce temps, le speaker annonce notre numéro de dossard et notre position: 98ème. Julien et moi nous tournons vers lui et nous lui demandons de répéter, surpris! Il confirme notre place en pointant du doigt l’écran d’ordinateur. On a fait le top 100! C’est la cerise sur Millau. Et là je craque. Les larmes montent et les jambes se coupent. Je m’assois sur les marches en déversant toutes les larmes de mon corps. l’émotion est trop forte, le corps est fatigué. Je me reprends. Mais quelle fierté! Un an que j’y pense, que je le prépare ce 100km. L’objectif suprême était de faire moins de 10 heures pour faire un top 100. Pour cette saison 2014, la chaleur a fait de nombreuses victimes. Sur les 1548 partants, 311 coureurs ont abandonné! Atteindre le TOP 100 au bout de 10h26 de course dans ces conditions exceptionnelles donne encore plus de saveur à ce premier 100km, le 100km de Millau. Mon 100km de Millau!

Julien m’annonce que ça y est, je suis centbornard. C’est juste fou! Nous nous prenons en photo pour immortaliser ce moment. Nous nous dirigeons vers des chaises pour nous asseoir. J’appelle ma femme pour annoncer la nouvelle. Elle est fière de moi et me félicite. Je réponds le même message aux sms reçus toute la journée, de ceux qui m’encouragent, voire qui me félicitent pour avoir fait le suivi live sur le site.

Je retire mon sac et je me dirige vers les toilettes pour nettoyer toute la transpiration accumuler pendant la journée, et changer de tenue pour être un peu plus propre.

Julien et moi retournons tout doucement vers l’hôtel, où nous attend une douche bien méritée (et nécessaire). On pourra fêter notre cent bornes autour d’une bière et d’une bonne viande de boeuf. Tout en revivant la course.

100km de Millau: dernière ligne droite

Remerciements

Je tiens à remercier tout particulièrement Julien. Mon accompagnateur vélo a été primordial pour mon premier 100km. Sur la logistique, il a été irréprochable et quelque soit le moment, que ce soit de doute ou de résurrection, il a eu les bons mots pour m’aider à avancer et à ne pas baisser les bras, à rester concentré sur ma course et à ne pas devoir gérer les détails. Il a aussi pris les photos qui illustrent cet article, lu les sms et messages sur Facebook, posté sur les réseaux sociaux de Greg Runner aux grands moments de la course pour vous tenir informés de mon évolution. Et puis il s’est tout de même tapé 100km à vélo pendant plus de 10h. Mais surtout, ça a été une superbe aventure d’équipe!! Un grand merci Julos! Si vous cherchez un accompagnateur de qualité, contactez-le!! 😀
A grand merci à mon épouse, qui m’a toujours soutenu et encouragé sur ce projet, à ma famille qui m’a encouragé avant et pendant la course, ainsi que la belle-famille, toujours au taquet (et à Maëlle, ma filleule, d’avoir avancé son baptême d’une semaine pour me permettre de participer aux 100km de Millau!).
Merci à tous les amis qui m’ont encouragé, les anciens comme les plus récents, les IRL comme les « virtuels ». Tous vos mots d’encouragements pour pousser à réussir ce défi

Donc à tous: un grand MERCI!

Et j’ai une pensée toute particulière pour Stéphane et pour Pascal, qui ont dû abandonner pendant la course. Pour avoir abandonné l’Ecotrail 80km de cette année, je sais que ce n’est pas évident. Mais je sais aussi qu’on peut rebondir tout aussi vite. Donc à très vite sur une ligne d’arrivée!

Un grand bravo aux organisateurs et aux bénévoles de cette magnifique course. Ce sont eux qui font de ces 100km de Millau une course aussi magique!

100km de Millau: l'arrivée / centbornard

 A lire:

Le récit de Carole et Emir, les Lapins Runners: http://www.lapinsrunners.fr/2014/10/les-100-km-millau-vus-les-lapins-runners/
Le récit de Vincent Dogna: http://dogna-peintre-marathonien.over-blog.com/article-mille-mots-pour-millau-124678233.html
Le récit de Damien de Runner Life: http://www.runner-life.com/2014/10/100km-de-millau-du-mythe-a-la-realite.html
Le marathon de NolweenFuyons: http://fuyons.wordpress.com/2014/10/07/marathon-de-millau/

78 Comments

  1. Super prenant ce récit!! Je n’ai pas pu arrêter avant de connaître l’issue, je suis maintenant en retard pour le boulot!

  2. Comment as-tu fait pour trouver cette énergie dans le dernier quart de course?? Passer de la 150ème place au top100 à ce moment et juste impressionnant! Bravo pour cette remontée et bravo au nouveau centbornard surtout!

    • L’énergie était là, mais je n’aime pas la chaleur. Dans le dernier quart de la course, le soleil faisait moins son effet. Du coup, j’ai pu reprendre du poil de la bête! 😀

  3. BRAVO à toi, superbe course et superbe réçit, même si la route n’est pas mon truc, cela fait presque envie. Et comme toi je suis centbornard depuis cette année, mais sur un trail évidemment…
    Bonne récup !

  4. Bravo Greg,

    Un grand respect pour ce que tu viens d’accomplir, l’Eco trail est définitivement derrière toi 😉

    • Merci Vincent! J’ai repensé à l’Ecotrail pendant le 100km, mais j’étais en bien meilleur état que sur l’Ecotrail, même quand je ne me sentais pas bien. Donc je savais que j’allais continuer. Ce que j’ai fiat! 😀

  5. Mes respects pour avoir tenu la distance … 100 bornes en courant ! truc de malade … et double respect pour le temps ! bravo Champion !

    • Je n’arrive toujours pas à réaliser que j’ai couru 100 bornes. Pour moi, j’ai couru deux marathons et moins d’un semi…
      Un grand merci!

  6. Félicitations!!!!! Juste ouhaou!!!!
    Millau c’est LA course que j’ai en ligne de mire depuis mon premier marathon… Et quand je lis tout les récits sur le net ça confirme que je la ferais…l’année prochaine sûrement!!!!!
    Encore félicitations!!!!
    Bonne récup’ maintenant!

    • Merci!
      Dans ce cas, va falloir vraiment te mettre à travailler les entrainements en côte alors! 🙂
      Je te dis bonne prépa pour Millau alors!

  7. Superbe course et superbe récit ! Pas pour rien que je te suis du Québec depuis plus de trois ans. Je n’ai jamais dépassé 60 km comme et ça dans mes jeunes années. Je suis bien impressionné par ce que tu viens d’accomplir. Tu es très polyvalent .

    • Merci François! Je crois que tu es le lecteur québécois le plus fidèle de mon blog!!
      C’est vrai que j’arrive à me positionner sur des courses assez différentes. Mais ca permet d’avoir un entrainement complet et de varier les plaisir.
      Quand je dis que je cours, on peut demande quelle type de course. Je réponds de 10 à 100km, sur route comme sur chemin. Y a pas plus flou comme réponse!

  8. Magique 🙂
    Belle gestion du coup de moins bien !
    C’est quoi la suite ?

    • Grave! Supra-magique!
      J’avais prévu à l’avance quoi faire en cas de coup de moins bien. Ça aide!
      La suite, c’est travail de vitesse avec le 20km de Paris, puis l’Ekiden de Paris et le semi de Boulogne-Billancourt. Puis ce sera l’occasion de terminer l’année avec la traditionnelle Saintélyon…

  9. courir manger dormir

    super article – je retiens l astuce de remplacer la boisson d effort par la boisson de récup (finalement c est logique quelque part sur ce type d effort) – et aussi l importance des détails pour le morale (une remarque entendue sur le bord de la route par exemple peut tout changer) – bravo ! ça donne envie en tout cas – c est ça le plus important de savoir transmettre !

    • Effectivement, c’était une bonne astuce cette boisson de récup’. Le truc, c’est que l’idée te viendrait jamais à l’esprit quand tes HS, avec à peine 2 neurones connectés.
      Franchement, les encouragements sur le bord de la route était vraiment top. J’avais l’impression d’être à Chamonix lors de l’UTMB!!

  10. Bien joué Greg cela ma vraiment fait du bien de te croisé lorsque tu descendais et que moi je montais. Un grand bravo pour ta performance tu es un champion le top 100 quoi!!!

    • C’est clair que ce moment était vraiment sympa! Vous m’avez sorti complètement de ma bulle!! Ca faisait du bien!
      Un top 100, sur la 100km de Millau en plus! AMAZING!! Bravo à toi aussi centbornard!!

  11. Félicitations pour ta course. Ton récit est prenant et on a l’impression de vivre cette course en même temps que toi. J’ai d’autant plus d’admiration pour cette performance car j’ai couru un marathon sous la chaleur et c’est déjà très éprouvant, alors 100 km, je n’ose même pas imaginer.

    • Merci Vince!
      Heureusement que la chaleur n’a pas duré toute la course, sinon, j’y serai surement encore!
      Vu ta progression ces dernières années, un 100km, ça ne te tente pas?

      • Si, ça me tente carrément. Il faudrait juste que j’arrive à trouver un équilibre avec ma vie professionnelle pour effectuer une bonne prépa. Mes 3h de transports en commun me bouffent beaucoup de trop temps. J’ai à peine le temps de m’occuper de mon blog sérieusement. Je songe de plus en plus à changer de boulot pour me consacrer un peu plus à ma passion de la course mais ça aussi ça prend du temps. Pourquoi les journées ne font-elles que 24h?

        • Bin attends, c’est génial, tu peux faire tes sorties longues en rentrant du boulot!! 🙂

          • oui, une petite sortie de 60 km pour rentrer chez moi départ de Montrouge à 17h arrivée chez moi à Meaux vers 23h! Tu me diras ça fait quelques temps que j’ai envie de me faire Meaux -> Paris par le canal de l’Ourcq. Je l’avais envisagé pour l’été prochain mais je peux anticiper. En plus en hiver tout à la frontale, ça pourrait être le top de la prépa 🙂

          • Ou alors, faire la moitié du trajet en transport, puis le reste en courant… 😀

          • Je peux toujours tenter Montrouge – Gare de l’Est en courant, c’est ce qui prend la moitié de mon temps de trajet mais pas la moitié de la distance… A défaut de sortie longue, ça ferait du bon fractionné…

          • Ca peut faire le job, en effet!

          • Je vais y songer sérieusement. Pas sûr que ça remplace mes séances de fractionné pour ma prépa marathon mais ça peut me permettre d’augmenter le volume les jours où je n’ai rien de prévu. D’après mappy, 7,3 km en itinéraire piéton pour 1h50 XD. L’avantage de cette technique est que je n’aurais personne autour de moi dans le train XD

          • Lol!! Il faut voir un avantage à toute chose!!!!! Tu pourrais peut être même réussir à avoir une place assise!!!!!

          • J’aurais même toute la banquette!

  12. Bravo Greg, c’est juste génial. Et surtout sur la fin, tu as vraiment du t’éclater! Sans parler de la surprise du classement à l’arrivée.
    Ça s’appelle une course réussie, well done.

    • Merci Vincent!! C’est clair que c’est ouf! Surtout avec ce finish. Je devais avoir trop envie de me boire une Leffe bien fraîche…
      A bientôt!

  13. Super récit, et super résultat ! Bravo Greg ! 14km/h pour les 500 derniers mètres…au moins, tu en as pas gardé sous le pied. 😉

  14. Un très beau récit comme d’hab mais aussi et surtout un magnifique exploit surtout quand on connait le parcours!

  15. Daddy The Beat

    Greg, les chaussures de rechange, c’est Julien qui les avait ou elles étaient à un ravito au KM30 ? J’ai pas compris.
    Si tu avais su tu aurais débuté la course avec la paire numéro 2 ou le changement de chaussure était inévitable ?
    A te lire, le me rends compte que je vais devoir étudier scrupuleusement l’hydratation pour mon 100km. Ça a l’air d’être déterminant, avec la pause massage.
    En résumé, Julien avait avec lui les boissons, les gels et ?
    En dehors de ces considérations techniques, on sent que t’avais pas les jambes de ta vie mais que t’as parfaitement bien géré tes efforts et ton physique. Une bonne prépa et une petite claque à l’Ecotrail n’ont pas fait de mal on dirait.
    BRAVO ! A Steenwerck ça vaut Top 10 ce que tu as fait 😉

    • C’est Julien qui les avait. Comme mes genoux n’étaient pas au top ces derniers temps, j’avais pris une paire plus souple, au cas ou. J’ai bien fait! Après, je n’ai pas vu d’autres personnes changer de chaussures en cours de route.
      Le truc par rapport à l’hydratation, c’est que normalement il fait entre 22 et 23 degrés. Là, on était à 27° avec un vent de face. Du coup, on ne ressentant pas tant que cela la chaleur, ce qui a piégé beaucoup de monde. Du coup, j’ai bu plus d’eau, pour éviter de saturer en boisson énergétique.
      Sinon, c’est Julien qui portait tout. Il avait un panier à l’avant, avec bouffe et boisson, ses propres gourdes (fallait bien qu’il boive aussi mon Julos) et un sac à dos avec des v^tements chauds et ma paire de pompe à l’arrière.
      Donc je te souhaite un TOP 10 pour mai alors! 😉

    • Tu as un 100km de prévu???? Quand??? où?? comment?????

  16. Bravo Greg ! Exceptionnelle cette course !
    Tu m’épates toujours autant. Et ce final, ça m’étonnes pas que les gens te croies chargé 😉
    Bon la boisson de récup’ durant la course je me le note pour plus tard. Encore chapeau.

  17. BRAVO ! pour une première tu as fait ça bien.

  18. Pfiouuu, un grand bravo! Très beau récit et très honnêtement on peut ressentir l’émotion de l’arrivée. Je me sent tout petit marathonien en te regardant du haut de tes 100bornes! Je suis admiratif de l’effort réalisé, felicitations

  19. Encore Bravo pour cet exploit! Des pointes à 14km/h sur la fin..Mais où as tu été chercher ça?!
    Une belle réussite pour toi avec une logistique visiblement au top. Alors? As tu eu vraiment besoin de tout le matériel que tu avais préparé? :p
    bonne récupération.

    • Merci Vincent! Font toujours en garder sous la semelle pour le finish! 🙂
      Pour le matos, j’ai pratiquement tout utilisé. Il n’y a que le textile de nuit que je n’ai pas utilisé, mais si j’avais couru 2heures de plus, peut-être que si…

  20. Merci Greg pour ce beau récit et Bravo, à bientôt
    100 BORN TO BE ALIVE !

  21. Très bien raconté, impressionnant, surtout la renaissance à la fin. Ca fait envie …

  22. Pingback: Paris-Versailles 2014 – Récit | Noostromo Running Blog

  23. Chapeau !
    Déjà pour s’élancer sur cette épreuve de malade
    Et puis pour t’être aussi bien repris après ce coup de mou si loin de l’arrivée
    Bonne récup le centbornard !

  24. superbe recit et superbe course !!! ca, c’est une magnifique perf !!! respect !! et en avant pour de nouvelles aventures et de nouvelles larmes de bonheur !!

  25. Énorme respect pour ta perf. Le recit est génial, on est avec vous tout le long.
    Et putain, un top 100 a Millau!!! Cest pas rien comme perf!!!
    Énormes félicitations, c’est grand ce que tu as réalisé, très grand!!!

  26. Belle sortie Greg et super récit. Beau retour depuis ton échec sur l’Ecotrail. Bravo à toi.

  27. Pingback: Marathon de Millau | Fuyons!

  28. Tu sais que quand j’ai fini mon marathon, je me suis demandée comment on pouvait avoir l’idée diabolique de courir un 100bornes? 😀 Deux jours plus tard je me posais plus la question.
    Grand bravo! Les copains m’ont embarqué pour becter un peu trop tôt pour que je te vois arriver, mais j’aurais bien aimé!
    Vivement le prochain? 😛

  29. Bravo Greg et une fois de plus j’ai vraiment adoré lire ton post 😉

  30. Un récit très agréable à lire, on sent en parcourant ce post que ta course a été une super aventure ! En tout cas, bravo pour ton défi !

  31. Beau recit j hesite a oser le faire cela donne envie jamais depasse le marathon félicitations

  32. Pingback: Mon plan d'entrainement Saintélyon | Greg Runner

  33. Pingback: Mon bilan 2014 | Greg Runner

  34. Alors que je commence à lire les récits de Millau, je me dis que je vais commencer par celui-ci… j’avoue que la toute première phrase m’a bien fait balisé « Un an que je prépare cet objectif »…. alors qu’il ne me reste que deux mois! …. allez, après ce gros coup de flip, je vais de ce pas continuer ma lecture 😉

  35. Question Greg, j’ai également prévu les 50 kilomètres de Sologne fin aout en repet. Tu les as couru entièrement sur l’allure de ton objectif ou un peu plus vite car profil différent? merci 😉

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