Marathon de Paris: chaud, chaud, chaud!


Marathon de Paris 2016

Pour mon 5ème marathon, je m’alignais pour la 3ème fois au départ du Marathon de Paris ce dimanche 3 avril.

Il y a 3 semaines, Tomtom proposait un de ses derniers dossards pour le marathon de Paris. Je n’ai pas hésité, et j’ai sauté sur l’opportunité. Je n’ai pas pour autant l’objectif de battre mon record de 3h05 que je traîne depuis 4 ans. Je n’ai plus fait de prépa spécifique marathon depuis cette date, et les marathons courus depuis servaient surtout de prépa pour mes ultras.

Cette année encore, pas d’objectif de chrono, car après l’Ecotrail 80km loupé et le semi des Foulées du Mégara la semaine dernière, je voulais surtout savoir comment répondaient mes jambes. J’hésite encore à m’aligner sur le 100km de Steenwerck qui aura lieu dans un mois… Et surtout, mon objectif de saison reste les 160km et 10 000m de dénivelé de l’UTMB.

Team Tomtom

Mais même sans objectif chronométrique, je suis très excité de courir le marathon de Paris. C’est une très belle course et je suis vraiment très heureux de participer à l’euphorie de cette grande compétition.

Marathon de Paris: jour J

Le matin de la course est difficile. Mes deux enfants sont malades: une grippe pour la grande et la varicelle pour le petit. La nuit a été agitée, mais j’ai quand même pu dormir 5 heures d’affilé. Je suis déjà content de ne pas avoir chopé la grippe de ma fille. Je prépare mon petit-déjeuner habituel, puis je m’habille. Je me rends compte que j’ai pris un peu trop mon temps. Mon pote Bruno, finisher de son premier Ecotrail 80km 15 jours auparavant, s’est trouvé un dossard pour courir une nouvelle fois sous les couleurs mauves de l’association Laurette Fugain. Nous nous sommes donnés rendez-vous au pied du pont de Suresnes pour nous rendre en vélo sur la ligne de départ. Et je suis un peu à la bourre.

Sur le trajet, nous pouvons discuter un peu. Il a bien récupéré depuis son 80 bornes et ça devrait le faire selon lui, bien qu’il portera une flamme et un ballon pour promouvoir l’association. Rien que pour cela, il a déjà tout mon respect.

Nous attachons nos vélos juste à la sortie de la ligne d’arrivée. Dès que la course sera terminée, ce sera plus facile pour rentrer. Nous nous séparons, lui devant aller à son rendez-vous et moi au miens. Après la fouille des sacs à l’entrée du village, je me rends à l’espace entreprises, où doivent déjà m’attendre les collègues de la Team Tomtom. Malheureusement, arrivant à la bourre, ils sont déjà partis. Je me prépare donc tranquillement et je dépose mon sac dans cet espace, un véritable privilège. Je me rends vers le sas de départ. Un petit coucou à Bruno devant l’Arc de Triomphe et je me rends sur les Champs Elysées. Je commence à me dire que je suis un peu short au niveau timing. J’aide néanmoins un couple à se prendre en photo et je presse le pas pour me rendre dans le sas 3h15.

Quand j’y arrive, le SAS est plein et je doute alors de pouvoir y entrer. Finalement, en faisant la queue, je me rends compte que ça continue de se remplir. Je croise alors Mickael, à peine remis d’une élongation. Nous entrons dans le sas ensemble et discutons. Surgissent alors Fred Coelho, le coach de la Team Tomtom, et un autre Fred, d’Epic. Le second est tout sourire, mais on sent que la pression monte. Nous faisons tous le « petit pipi de la peur », puis nous patientons. Les Handisports sont partis, les élites également. Notre départ ne va pas tarder. La foule des coureurs avancent, signalant un départ imminent.

Je sers la main de Mickaël, en nous souhaitant bonne course, et le départ est lancé.

Marathon de Paris: 40ème édition

Comme les 160 nationalités présentes, je me lance sur l’avenue des Champs Elysées en direction de la Place de la Concorde. Les supporters sont déjà nombreux sur cette belle avenue, mais sont encore calmes. Pour le moment. Je perds très vite Mickaël de vue. Je profite que les Champs Elysées soient exceptionnellement réservés aux coureurs pour immortaliser le moment, puis je me dirige vers la rue Rivoli.

Sur les champs Elysées

Pour ces premières foulées, les sensations sont plutôt bonnes. J’ai toujours un ischio qui se fait sentir depuis l’Ecotrail 80km, notamment sur la jambe droite, mais qui ne m’empêche pas de courir. Je me dis que cette faiblesse pourra être à l’origine de mon mur un peu plus tard. En attendant, j’essaie de courir à mon allure et je profite de cette 40ème édition du marathon de Paris.

Justement, mon allure est un peu trop rapide. Je souhaitais courir à mon allure 100km mais je suis un peu trop rapide. A la place des 5min / 5min10, je vois s’afficher sur ma montre un 4min30/4min35. Je lève donc le pas. Je profite vraiment de la course. Tantôt je tape dans la main tendue d’un enfant, tantôt sur une pancarte sur laquelle je dois taper si « you are a sexy runner ». Mickaël me rattrape puis me double. Je le laisse filer. Je stabilise mon allure autour des 4min45/4min50.

L’hôtel de Ville est laissé sur notre droite. Je ne sais pas si cela porte malheur, mais nous sommes contraints de passer sous une échelle. Les pompiers du 11ème ont déployé la grand échelle au-dessus du flux des coureurs, sur laquelle deux pompiers perchés applaudissent et encouragent les héros du jour. Ça donne la pêche!

Petite ombre sur cette journée: c’est justement qu’il n’y en a pas trop. Le soleil brille et il fait chaud, surtout par rapport à la veille. Les températures maximales vont presque doubler en moins de 24 heures. Je ne suis pas sûr que les corps soient près pour cela. Je baisse mes manchettes pour les replier sur mes poignets, car elles sont déjà devenues inutiles; j’ai déjà chaud.

Le KM5 est marqué par un monument de taille: la Bastille. La foule s’est entassée ici, premier point où les spectateurs se sont retrouvés en masse. C’est vibrant, c’est exaltant. C’est aussi le premier ravito.

Vu la chaleur qui va sans aucun doute monter progressivement, je décide de m’hydrater au maximum. Je chope une bouteille d’eau que je garde jusqu’au ravitaillement suivant, avec une petite gorgée minimum à chaque kilomètre. Côté solide, je ne prends que des abricots secs. Je n’ai pas de gels avec moi, je ne pense pas en avoir besoin.

Nous ressortons de la place par le Faubourg Saint-Antoine. Cela forme un entonnoir, ce qui crée un engorgement, et donc un ralentissement. Néanmoins, on s’en sort sans trop de casse. Un collègue de la Team Tomtom, Bruno (encore un), me retrouve. On discute tout en courant, notamment de notre participation future à l’UTMB, tout en profitant de la descente de l’avenue Daumesnil. On remonte les premiers kilomètres du parcours du semi-marathon de Paris, qui a eu lieu un mois plus tôt. Bruno met le clignotant pour se soulager la vessie.

KM10 / second ravito, je prends mon eau et mes abricots secs, sans trop ralentir. Puis nous passons devant le Château de Vincennes, où la foule est toujours aussi présente. Les animations ponctuent également le parcours, les percussions accompagnement la métronomie des pas sur le bitume. Progressivement, nous nous enfonçons dans le Bois de Vincennes. Les spectateurs deviennent rares, le silence se fait, avec en bruit de fond le bruit des foulées; le troupeau continue d’avancer…

Ce temps calme permet aux coureurs de se recentrer sur eux-mêmes, de checker leur corps, voir comment il se sent après l’euphorie du départ. Moi, personnellement, je trouve que mes jambes sont un peu lourdes. Peut-être est-ce dû à ma longue journée passée vendredi sur le Running Expo. Mais je reste confiant. Avec mon expérience sur le long, je sais que ce je peux gérer un coup de moins bien, surtout en ayant aucun objectif de course. Mon partenaire Tomtom me retrouve. Nous sommes toujours en train de remonter le parcours du semi-marathon de Paris, mais cette fois, sur les derniers kilomètres de la course. Bruno est plutôt bien. Son allure est un poil plus rapide que la mienne. Je le laisse progressivement filer devant. Je veux vraiment éviter de prendre un coup de bambou, et gérer l’allure en début de course est la meilleure solution pour atteindre ce résultat.

Je profite d’être toujours dans les bois pour faire une pause technique. Le temps de l’arrêt, je vois alors filer des dizaines et des dizaines de coureurs. C’est impressionnant ce flux de runners constant! Je me remets dans le flot.

KM15. 3ème ravito. Même régime: une bouteille de flotte et un morceau de banane. Je n’ai pas vu les abricots. Tant pis! Je continue sur mon allure. Je regarde très peu ma montre maintenant, car j’ai bien enregistré ma foulée. Je passe en mode automatique, tout en veillant à emprunter les virages dans leur intérieur pour ne pas augmenter inutilement la distance.

Nous passons le périphérique pour entrer de nouveau dans Paris. Je vois Vincent Viet sur le côté, cloche à la main, en pleine séance de selfie avec un homme en perruque rose. Il a l’air de s’éclater sur le côté! Puis nous arrivons dans un couloir formé par les spectateurs. Nous retrouvons une foule dense et en folie qui nous encourage alors que nous entamons une légère descente qui amène au prochain ravito.

KM20. 4ème ravito. On approche du mi-parcours. Les sensations sont toujours bonnes. Je rejoins une nouvelle fois l’avenue Dausmesnil, cette fois sur une autre portion et dans l’autre sens. En arrivant sur cette avenue, on peut voir l’arche et la flamme orange qui annonce la mi-parcours. Je passe le semi en 1h42min24 sec. En restant sur cette allure, je boucle le marathon en 3h25, 5 minutes plus rapides que prévu. J’essaie de ralentir.

Mi-parcours en 1h42

Nous passons à nouveau à la Bastille puis nous filons vers les quais de Seine. La foule est toujours dense sur les côtés, laissant tout juste la place pour permettre aux coureurs de progresser.

KM24: 5ème ravito. Le ravito est un peu plus tôt, car impossible à mettre en place sur les quais en contrebas. Je bois toujours mes petites gorgées de Vittel, le soleil est de plus en plus chaud.

Sur les quais, c’est toujours aussi plaisant. Je crois que c’est à peu près à ce moment là que je suis interpelé. Je regarde à deux reprises sur le côté mais je ne reconnais pas la personne. Je comprendrai quelques mètres plus loin qu’il s’agissait d’Amadou Sow. D’ailleurs, vous pouvez peut-être retrouver votre photo dans l’un de ses albums ici.

Marathon de Paris: KM23

Je prends vraiment plaisir à participer à cette course grâce à ces encouragements permanents. Il y a des supporters sur les côtés et sur les ponts sous lesquels nous passons. Je double Bruno,mon collègue Tomtom. Ça semble un peu dur pour lui…

Plus loin, nous entrons dans un tunnel. L’odeur dans ce genre d’endroit est souvent celle des pots d’échappement des véhicules qui ont emprunté l’endroit quelques heures auparavant. Mais là, musique zen et odeur douce. En fermant les yeux, on a presque l’impression d’être dans un spa…

La sortie du tunnel annonce le début des difficultés, à cause de l’alternance de montées et de descentes. Pour moi, le mur du marathon de Paris peut commencer non pas au KM30, mais au KM28. Après avoir passé les Tuileries, puis la Place de la Concorde sur la droite, où l’orchestre des sapeurs pompiers s’exprimait, je passe devant un grand Palais, coiffé d’une verrière étincelante sous les rayons du soleil. Pourtant, de nombreux coureurs n’y prêtent pas attention, concentréq sur leurs muscles qui commencent à faire mal, ou sur leur énergie qui commence à manquer. Au loin, la Tour Eiffel se dresse fièrement, encourageant les coureurs de toute sa hauteur. On la sentirait presque prête à s’élancer sur le parcours pour accompagner et encourager les runners.

KM29. Le ravito numéro 6 est posé devant le Trocadéro. C’est un peu la cohue et je me fais bousculer entre les coureurs qui essaient de ne pas perdre de secondes pendant leur ravitaillement et ceux qui cherchent à retrouver l’énergie qui leur fait défaut et qui les contraint à marcher. Mais cela ne m’empêche pas de continuer de filer pour atteindre le métro aérien qui concrétise le KM30. Les spectateurs sont venus ici pour encourager les marathoniens à passer ce foutu obstacle des 30 bornes, invisible mais bien présent pour certains. Pour ma part, les jambes répondent plutôt bien. J’ai toujours des ischios tendus, et les jambes sont lourdes, comme toutes jambes qui viennent de parcourir 30 bornes, mais pas de signal d’alarme. Je regarde ma montre et je remarque que le chrono est arrêté depuis deux kilomètres. Je ne sais pas ce que j’ai foutu, mais tant pis! Je vais courir à la sensation.

Nous quittons les quais pour nous diriger vers le Bois de Boulogne. Il y a du craquage dans l’air, les coureurs commencent à s’arrêter, à marcher, à s’étirer sur le côté. Le soleil faire mal. Ca ralentit également et je commence à doubler beaucoup de marathoniens. C’est surtout des hommes que je vois mettre le clignotant. Mais quand je vois une femme sur le côté, c’est un peu plus violent. Elle abandonnent moins facilement, mais quand elles abandonnent, c’est pour une bonne raison. Pour une, c’est à quatre pattes dans le caniveau en train de vomir, pour l’autre c’est allongée sur le dos avec un gars du SAMU qui l’aide à s’étirer les jambes. Un peu plus loin, à l’ombre, un gars est sur une civière, sous un couverture de survie, avec un masque à oxygène. L’ambulance est prête à l’embarquer. Bref, ça commence à être l’hécatombe.

KM34, 7ème ravito. Jusqu’ici, tout va bien. Les jambes sont lourdes mais tiennent le coup. Étonnamment, les ischios aussi. Top! C’est un gros bordel au ravito, entre ceux qui marchent, ceux qui courent et ceux qui crampent soudainement, à cause du changement d’allure. Je fraie mon chemin sans être trop gêné. On passe le KM35. Plus que 7km. Encore 7km.

Pour une fois, j’arrive à me repérer sur la parcours. Sur mes deux marathons de Paris précédents, à partir du 32ème kilomètre, j’étais incapable de savoir où j’étais exactement. Cette fois, je suis toujours lucide et je sais quel chemin il me reste à parcourir. Facile en plus, on est sur l’un de mes terrains d’entraînement: le Bois de Boulogne.

Je commence à penser à ma petite famille qui pourrait être placée au kilomètre 39. L’idée me plait, voir me procure une émotion exacerbée par un système lymphatique mis à mal. Pourtant, je sais qu’elle ne sera pas là. Même si les enfants commencent à aller mieux, ils risquent d’être fatigués par leur maladie. En plus, je vais passer à l’heure du déjeuner, raison de plus qu’ils deviennent de mauvaise humeur, tiraillés entre la faim et la fatigue. Leur maman ne leur ferait jamais ce coup là!

38ème kilomètre, on remonte cette grande route qu’est l’allée de la Reine Marguerite. Il y a une petit bosse d’au moins 3 mètres de dénivelé à se taper prochainement, dans 700 mètres. Ça va être un passage difficile à ce niveau du parcours. Moi, je réduis l’allure sans changer de cadence, et ça passe tout seul.

39 bornes. Ca commence à sentir l’écurie cette affaire. Mais je reste méfiant. La crampe est fourbe, elle peut surgir à tout moment, surtout quand tu crois que tu y es. L’année dernière, elle avait surgit au 41ème km du Marathon de Bordeaux. Ca m’avait juste mis dedans pour faire une seconde de plus que 3h15. Satanée crampe. Cette année, tu ne m’auras pas!

On tourne à droite sur l’allée de Longshamps. Je guette tout de même ma femme et mes enfants, mais effectivement, ils ne sont pas là. je me dis que c’est normal et que c’est bon signe. A chaque fois qu’ils ont voulu supporter leur coureur de père, j’ai foiré ma course (Ecotrail 80km 2014 et 2016, 10km de Suresnes 2015). Et puis pour compenser, y a le Babaorun JC qui lâche un encouragement à mon passage qui fait bien plaisir.

Je me dirige relativement serein vers la ligne d’arrivée. Je sais que je serai pour la 5ème fois marathonien. Je fais l’impasse sur le 8ème ravito du KM40. Je viens de finir ma bouteille d’eau. Pour les 2 bornes qui restent, ça devrait le faire. Les animations sont vraiment nombreuses dans le Bois de Boulogne, mais qui s’en intéresse vraiment? On sert les dents, on s’enferme dans sa bulle, concentré vers cette ligne d’arrivée si proche et si loin à la fois.

Virage à droite, on se dirige vers le Lac Inférieur. Le soleil brille toujours, il fait chaud, les spectateurs sont contents. Et ça s’entend! On passe le KM41. Il reste 1195mètres. C’est rien par rapport à tout ce qu’on vient de courir. Pourtant, les jambes sont lourdes, mais lourdes. Je veille à ne pas déclencher une crampe. Je crois que je ralentis légèrement mon allure. Sur le côté, ça fanfaronne, ça encourage. Je ne vois pas individuellement les gens. Je vois une foule qui crie, qui hurle, qui court. Le panneau KM42 se fait attendre, je m’impatiente. Nous passons devons le pavillon Dauphine, bien caché derrière ce foutu panneau.

Ça y est, on y est. Nous sommes au rond point qui amène sur le sprint final de l’avenue Foch. Je peux accélérer, la joie d’arriver me redonne de l’allure et de la légèreté aux jambes. La foule est là, bien présente, un peu trop calme à mon goût. Je demande des applaudissements. J’accélère, je lève les poings. Quelle bonheur! J’apprécie ces quelques minutes avant de franchir la ligne. L’arche annonce 3h33minutes. Je passe en-dessous en sautant de joie. Quel pied!

✌️✌✌#ParisMarathon

Une photo publiée par Marathon de Paris (@marathonparis) le

Je me mets sur le côté, essoufflé par ce sprint final. Je pense avoir fait un peu moins de 3h30. Peut-être un 3h28. Finalement, c’est un texto de félicitations de FisicoRunner qui me donnera mon temps: 3h22min! Trop bien!

3h22 et un négativ split

J’avance pour récupérer ma médaille. Je pose un genou à terre, et la bénévole me la met autour du cou. Finalement, elle est pas si moche cette médaille. Je prends de l’eau, quelques fruits et je me rends à la tente Entreprises. Je récupère mon sac et je prends aussitôt la boisson de récupération que j’avais préparée. On me propose une séance de kiné, que j’accepte volontiers. Le kiné en formation s’occupera de mes ischios, assez tendus selon lui.

Je me dirige ensuite vers la table réservée à la Team Tomtom. Fred Pich’ me rejoint, pas très content de sa performance, mais garde tout de même le sourire. Sylvain Bazin, lui, va enfin prendre soin de sa foutue blessure qu’il traîne depuis 4 mois. Je me change pour mettre des vêtements secs et propres, tout en discutant. Quelques messages par texto et sur les réseaux sociaux. Le temps d’arriver aux vélos, et Bruno m’annonce qu’après son 3h33, il se fait masser tranquillement. J’ai compris, je vais rentrer seul en vélo, la lourde médaille autour du coup.

Analyse rapide

Bon, sans GPS, comment analyser un minimum ma course? Sur le site ASO, dans la partie privée, je retrouve toutes les données issues des tapis de course placés tous les 5km. On peut dire que j’ai été régulier. Les 5km les plus rapides ont été ceux du 30 au 35ème kilomètre.

Analyse tronçons marathon de paris

26 Comments

  1. Chouette compte-rendu… par contre quand je lis ça, je ne sais pas si un jour je me lancerai dans un marathon 😉

  2. Belle balade et jolie gestion de l’allure. Je pense pas que beaucoup de monde a su en faire autant dimanche matin.

    • La chaleur était effectivement vicieuse. Ceux qui visaient une performance dimanche augmentaient la probabilité d’exploser dimanche. Faut faire une session au soleil une semaine avant, histoire de préparer le corps aux variations de température… 😀

  3. Une superbe course et un superbe billet ! Merci de nous avoir fait vivre, par ta plume électronique , le MDP. Ça donne le goût de le courir un jour.

  4. Fastoch 😀 Belle course est super régulier ! Bravo et bon courage pour la suite !

  5. Super compte rendu. On vit la course. J’adore.

  6. Super compte-rendu…on s’y croirait! Bon il faudrait évidemment rajouter une heure au temps final pour ma part^^ Et félicitations évidemment!

  7. Félicitations belle course et beau récit émaillé de petit conseils running en plus. Je suis nouveau sur ton blog et me pose une question bête. Comment fais tu pour te souvenir des moments de course et pour les restituer avec une telle précision ? Tu t’enregistres pendant la course ? En tout cas merci. J’attends le prochain récit avec impatience…
    PS : Je suis un ami de Marion, je t’ai envoyé un mail récemment l’as tu reçu ?

  8. je me souviens du tout premier. Quel beau parcours depuis. Félicitation

  9. Patrick andres

    Super recit ,j espere un jour avoir la prepa pour y participer.
    Quel est ton type d entrainement ?
    Merci

  10. Salut Greg
    Apres s’être croisé lors du retrait des dossards ou j’ai déjà eu l’opportunité te t’encourager encore sur ton blog super sympa
    Je te remercie à nouveau de tes recits de courses toujours aussi vivant!
    A plus
    Benjamin.

    • Salut Benjamin. Ravi de t’avoir rencontré également. Qu’est ce que ça a donné de ton côté ce marathon?
      Content de mon récit t’ait plu.
      Au plaisir de te rencontrer sur une prochaine course.

  11. Super CR, j’ai adoré le lire et puis bravo pour ce 5em marathon 🙂

  12. Très beau compte-rendu Greg. Je retrouve un peu de mes sensations lors de mon (2ème) marathon de Paris cette année. J’ai également rédigé un petit compte-rendu sur mon blog (http://running-blog.xyz — qui est bien moins riche que le tien !) qui raconte un peu comme toi ma rencontre avec les fantômes et les zombies dans le Bois de Boulogne…

  13. courir à son « allure 100km » , qu’il dit. Bah ouais un repère tout simple pour gérer son marathon 😉

Laisser un commentaire