Trail des crêtes du Chablais: le Pacotilleur

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Trail des Cretes du chablais

18km, 1200m de dénivelé positifs, 5% de routes, 30% de pistes et 65% de sentiers. C’est la plus petite des courses proposées par les organisateurs des Trail des Crêtes du Chablais, et qui se déroulaient le week-end dernier à Châtel, aux Portes du Soleil.

Changement de course

J’étais invité par les Portes du Soleil pour découvrir la station qui ouvraient son domaine au trail. J’avais demandé à ce que mon billet de train retour soit repoussé de samedi à dimanche pour pouvoir participer à la Contrebandier (70km avec 5600m de D+). Malheureusement, il s’avère que mon retour doit être avancé à cause de travaux sur les voies de train.

Aussi, je demande à l’organisateur si il est possible de changer de course et de passer sur la plus petite pour les motifs expliqués ci-dessus (la Colporteur, de 42km, ne convient pas non plus car elle part plus tard et mon arrivée serait trop tardive aussi). Mais l’organisateur refuse catégoriquement. Je tente à plusieurs reprises mais celui-ci refuse, préféré rester accouder au bar pour siroter des bières. Je sais que ma demande peut être relou mais elle est facilement réalisable.

Il me propose de partir tout de même sur la Contrebandier et d’arrêter à mi-parcours, à Abondance. Autant vous dire que faire la moitié d’une course ne me convient pas…

La bénévole, qui s’occupe de distribuer les dossards du Contrebandier, très sympathique, dépassée par ce qui se passe, calme mon agacement.

Aussi, après réflexion, je décide de partir tout de même si la Pacotilleur avec mon dossard Contrebandier. Je prendrai le départ avec Philippe, qui était là également pour les portes du Soleil et qui prend le départ du 18km.

Jour de la Pacotilleur

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Avec Philippe, nous avons partagé une chambre d’hôtel. Le jour de la course, quand nous nous levons, nous avons les jambes de bois. IL faut dire que les Portes du Soleil ne nous ont pas ménagé: kilomètre vertical, et découverte de différents parcours trails de la station avec, entre autres, Sébastien Chaigneau et David Hauss. Mais si le séjour est bien agréable, nos jambes ont bien souffert.

Difficilement nous sommes sortis du lit pour nous préparer. Nous sommes à 500m du départ et les premiers pas sont douloureux.

Nous avons retrouvé en bas de l’hôtel Frédéric. Il nous prend en photo puis tourne un peu sur le village de la course à la recherche du meilleur cliché.

Avant le départ de la course Le Pacotilleur

Comme il y a un contrôle pour entrer dans le sas de départ, je décide d’attendre Philippe une quinzaine de mètres après le départ. Ca fait un peu fraudeur, mais avant les noms de course des trails des crêtes du Chablais (Pacotilleur, Colporteur et Contrebandier), je me dis que je suis dans le thème. La seule chose que je ne ferai pas, c’est de me servir aux ravitos.

Top départ

A 10h, le départ est donné. Les premières foulées sont douloureuses. Il faut d’abord faire une courte de boucle qui permet de franchir la ligne de départ une seconde fois. Le vainqueur de cette boucle qui finit la course gagne un jambon. Je trouve cette idée géniale. Du coup, ca part vite!

Je vois Philippe et j’entre dans la course à sa hauteur. Après la boucle, on rejoint les télécabines de Châtel avant d’attaquer le pentu. Avec Philippe, on avait dit qu’on prenait notre temps, mais il file tout doucement devant, pendant que je filme la course.

Un peu plus loin, je vois de nouveau Fred, armé de son appareil photo. Il immortalise l’athlète que je suis avant de me souhaiter bonne course.

Course Trail : le Pacotilleur

Je prends les bâtons. Ayant mal aux jambes, et n’ayant pas eu beaucoup le temps de les sortir ces derniers mois, je me dis qu’il est temps de travailler les bras. Je mets tout dans les bras donc, en essayant d’utiliser le moins possible les jambes.

Du coup, je ne suis pas très essoufflé contrairement aux coureurs autour de moi. Je transpire pas mal par contre. Il faut dire qu’il fait très chaud!

Après 6km, j’arrive aux Chalets du Mouet où sont distribuées des bouteilles d’eau. Je ne me sers et je poursuis. Je prends progressivement de l’altitude et je profite des superbes paysages qui se présentent. Je discutent aussi avec des femmes qui applaudissent les coureurs, le temps de filmer quelques secondes. Puis je repars. On entame le chemin des crêtes. Les coureurs évoluent lentement et il est impossible de doubler sans se mettre en danger ou mettre un autre coureur en danger. Mais je profite du paysage.

Au loin, on entend des supporters qui encouragent en secouant des cloches. Ils mettent une ambiance de dingue!

Un passage plus technique fait bouchonner la file des coureurs. Je fais du surplace. Doubler risque e mettre en danger les coureurs en dessous de moi donc je prends mon mal en patience. Ce que ne fait pas un coureur derrière moi, qui passe, qui coupe, entraînant branchages et pierres sur son passages. Heureusement, aucun de ces éléments n’atterrit sur un coureur en contrebas. Mais je ne manque pas de le remettre en place et de lui rappeler le danger qu’il génère en voulant gagner quelques ridicules places ou minutes.

Je passe enfin devant les fous furieux qui nous encouragent, et qui décuplent leurs efforts dans je passe avec la caméra devant eux. Puis, j’arrive sur le second ravito que je passe sans m’arrêter. Mais il y a un contrôle de dossard manuel. Le bénévole bipe mon dossard sans rien dire. ouf, je peux poursuivre.

On continue sur les crêtes. On randonne…

Après quelques bosses, on arrive au dernier sommet. Second contrôle. Cette fois, on me demande ce que je fouts là. Je dis que j’ai raté mon réveil et que je suis parti sur le 18km. On me laisse passer. Je filme encore un peu le paysage avant de me lancer sur la descente.

Je m’arrête une première fois pour un coureur qui crampe, à qui je donne un cachet de Sporténine. Puis un second et un troisième. Avec cette chaleur, si on s’hydrate mal et qu’on bourrine un peu trop en montée, ça ne pardonne pas.

Je décide de filer car le parcours et plus large et on peut enfin doubler. On repasse devant l’hôtel L’Escale, où j’avais étais hébergé la veille par les Portes du Soleil. Puis je retrouve Philippe qui me laisse passer. Les jambes en bois, il n’arrive pas à dérouler sa foulée en descente.

Je poursuis, prévenant et doublant les coureurs qui me précèdent dès que je peux le faire. Je vois au loin les télécabines de Châtel. Je sors alors ma caméra pour filmer le finish. Les spectateurs applaudissent et je franchis la ligne officiellement après 2h35 de course, en 160ème position sur 518 arrivants.

Le speaker est surpris qu’un coureur de La Contrebandier arrive déjà, je lui explique rapidement que je suis sur la courte finalement, avant de le signaler également au bénévole de Livetrail, qui contrôle les temps d’arrivée. En deux clics, c’est réglé!

Je discute avant la jeune bénévole de la veille, qui accueille les arrivants. Il fait chaud, elle saute dans tous les sens pour donner les bouteilles à tous les coureurs, et toujours avec le sourire. Quel plaisir d’être accueilli ainsi.

Philippe arrive peu de temps après.

Après l’effort, le réconfort!

Après la course, nous profitons du repas d’après course: pâtes sauce bolognaise, salade composée et une tarte aux myrtilles en dessert!

Nous retrouvons Caroline, des Portes du Soleil, qui a également couru et qui a terminé juste derrière nous. Elle n’a pas trainé. On immortalise le moment avant de prendre notre douche. Il va falloir ne pas tarder pour partir, et ne pas louper notre train!

La vidéo du trail du Chablais – Le Pacotilleur 2017

1 commentaire

  1. Vraiment désolant de ne pas avoir plus de collaboration que cela pour changer de distance. Malgré tout, tu sembles avoir pris du plaisir tout en faisant une belle course.

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